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Débat sur la motion que le Sénat agrée les amendements 1 et 3 apportés par la Chambre des communes au projet de loi S-3, Loi modifiant la Loi sur les Indiens (élimination des iniquités fondées sur le sexe en matière d’inscription)

Débat sur la motion que le Sénat agrée les amendements 1 et 3 apportés par la Chambre des communes au projet de loi S-3, Loi modifiant la Loi sur les Indiens (élimination des iniquités fondées sur le sexe en matière d’inscription)

Débat sur la motion que le Sénat agrée les amendements 1 et 3 apportés par la Chambre des communes au projet de loi S-3, Loi modifiant la Loi sur les Indiens (élimination des iniquités fondées sur le sexe en matière d’inscription)

L’honorable Sandra Lovelace Nicholas : 

Honorables sénateurs, je prends la parole pour vous remercier de votre appui collectif visant à mettre fin à la discrimination contre toutes les femmes autochtones, au moyen de l’amendement au projet de loi S-3. Je tiens également à remercier tous les membres du Comité des peuples autochtones, peu importe leur allégeance. Je remercie particulièrement mes collègues masculins autochtones d’avoir pris la parole au Sénat pour appuyer leurs sœurs.

La route a été longue de 1867 à 2017. Tant de gens ont consacré du temps et leur vie à cette cause en espérant que le gouvernement les considère un jour comme des humains à part entière, qui méritent qu’on reconnaisse leur statut et l’égalité de leurs droits. Il demeure difficile pour moi d’accepter qu’il ait fallu tant de temps pour accorder l’égalité des droits aux femmes autochtones sur les terres où elles sont nées.

Même si j’appuie l’amendement au projet de loi S-3, je dois dire que je suis inquiète en pensant à ce qui suivra dans les mois à venir. En l’absence d’une date d’application précise, des milliers de femmes autochtones continuent de vivre dans l’incertitude.

Sans une date précise de promulgation du projet de loi, il semble que nous nous retrouvions, encore une fois, devant une mesure à prendre ou à laisser. À plusieurs reprises dans leur longue histoire, les peuples autochtones ont pu presque goûter à une meilleure relation avec le gouvernement, pour ensuite la voir repoussée, refusée ou oubliée. Ils ont dû se contenter de demi-promesses et d’ententes partielles. Vous comprenez donc certainement que je ne célébrerai pas avant que le gouvernement agisse et que le projet de loi et ses amendements soient devenus loi.

J’espère sincèrement que, cette fois-ci, le gouvernement fera ce qui s’impose sans retard et qu’il mettra fin à la discrimination fondée sur le sexe une fois pour toutes. Ce sera un grand pas vers la réconciliation.

Des voix : Bravo!