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Débat sur une Question de privilège

Débat sur une Question de privilège

Débat sur une Question de privilège

L’honorable Jane Cordy : 

Je vous remercie beaucoup. Je n’avais pas prévu intervenir, mais je dois rectifier quelques éléments.

Premièrement, j’ai consulté le Règlement : on y dit que la question de privilège doit être soulevée à la première occasion. La réunion en question a eu lieu mardi soir. Quand je suis rentrée à la maison, j’ai constaté que les médias en parlaient déjà.

Je siège au Sénat depuis plus de 18 ans. Ce fut la pire réunion à laquelle j’aie jamais assisté.

Le fait que des membres du personnel des conservateurs buvaient de la vodka en chantant à tue-tête n’a certainement pas aidé. Ils avaient tous en main un livre de chansons. Hier soir, à l’autre endroit, le chef conservateur a confirmé que c’est effectivement ce qui s’est passé. Il a dit qu’il ne voyait pas d’inconvénient à ce que les membres du personnel aient bu de l’alcool parce qu’il était tard dans la soirée. Voilà ce qu’il a dit dans le cadre d’une entrevue avec Don Martin.

Je n’avais jamais rien vu de tel auparavant. C’était un véritable manque de respect à l’égard des députés et des sénateurs qui étaient présents. Il est regrettable que les agents de sécurité aient dû intervenir pour demander aux fêtards de quitter la salle.

L’ajournement déclaré par l’ancienne présidente était contraire au Règlement. Elle n’a pas demandé qu’on présente une motion d’ajournement. Elle n’a pas demandé l’appui de la majorité pour ajourner la séance. En fait, elle l’a ajournée après le vote sur le rappel au Règlement du député conservateur qui parlait au microphone. Lorsque le vote a confirmé que le Règlement avait été… En fait, elle présidait la séance, ce que j’ai trouvé étonnant.

Ensuite, lors de l’ajournement, elle n’a pas permis aux députés libéraux ni à personne d’autre, à part les députés conservateurs, de parler au microphone.

De plus, ce qui était malheureux, c’est que, à quelques reprises, lorsque les libéraux faisaient la queue pour utiliser le microphone, les conservateurs sont passés devant.

C’était un ajournement inapproprié.

Lorsqu’elle ajournait la séance, il y avait une députée libérale au microphone qui disait qu’elle voulait infirmer la décision qui avait été prise par la présidente. L’ancienne présidente s’est contentée de frapper de nouveau avec le marteau. Cela, selon moi, était inapproprié.

Le vice-président de l’Association parlementaire de l’OTAN est allé à l’avant pour poursuivre la séance qui, selon la majorité des gens présents, n’avait pas été menée convenablement.

En fait, le député d’Etobicoke n’a pas agi comme président pour l’élection. Un membre du personnel est venu me voir et m’a dit que je figurais sur la liste des gens qui pouvaient présider à l’élection d’un nouveau président. J’ai demandé pourquoi, et la personne n’en était pas certaine. Je n’en suis pas sûre moi-même, mais c’est peut-être parce que j’ai déjà été présidente de l’Assemblée parlementaire de l’OTAN.

L’autre personne qui se trouvait dans la salle était un député conservateur. Il a déclaré qu’il préférerait ne pas le faire, ce qui se comprend.

Par conséquent, j’ai agi comme présidente et demandé, à trois reprises, des candidatures pour le poste de président. Seul Borys Wrzesnewskyj a été proposé. Il a été élu à l’unanimité.

Selon moi, cela a été fait correctement. Comme je l’ai dit plus tôt, il s’agissait de la pire rencontre à laquelle j’ai assisté en 18 ans. On sentait, dès le début, que l’ambiance n’était pas à l’amitié ni —je ne sais plus quels termes vous avez utilisés — empreinte de dignité et de respect. C’est aussi mon impression de la soirée, sénateur Patterson. Je tiens toutefois à souligner que la majorité des gens ne sont pas sortis de la salle. Ils sont restés dans la salle après que l’ancienne présidente a supposément — et, selon moi, incorrectement — ajourné la séance. La majorité des gens sont restés dans la salle, mais je reconnais que quelques-uns sont partis. Merci.