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Félicitations à Tasha Hubbard pour son film, «Nîpawistamâsowin: We Will Stand Up»

Félicitations à Tasha Hubbard pour son film, «Nîpawistamâsowin: We Will Stand Up»

Félicitations à Tasha Hubbard pour son film, «Nîpawistamâsowin: We Will Stand Up»

L’honorable Lillian Eva Dyck : 

Honorables sénateurs, j’interviens aujourd’hui pour féliciter Mme Tasha Hubbard. Mme Hubbard est une productrice de films crie renommée, qui enseigne à l’Université de l’Alberta, mais dont les racines sont en Saskatchewan.

Son film, Nîpawistamâsowin: We Will Stand Up, a été non seulement le premier film autochtone à ouvrir le festival de films Hot Docs de Toronto il y a quelques semaines, mais il a aussi gagné le prix du meilleur documentaire canadien.

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Une critique de la CBC du 25 avril décrit le film en ces termes :

[…] Nîpawistamâsowin: We Will Stand Up peint un sombre portrait des événements entourant le décès, survenu en 2016, de Colten Boushie, jeune homme de la Première Nation de Red Pheasant, en Saskatchewan, et l’acquittement de Gerald Stanley, l’agriculteur blanc qui l’avait tué d’un coup de fusil. L’affaire avait soulevé un immense tollé et capturé l’attention du monde entier.

Dans le documentaire, la réalisatrice Tasha Hubbard, qui est aussi la narratrice, parle de sa propre histoire ainsi que de celle de la famille de Colten Boushie — qui continue de demander des changements importants au système de justice —, tout en explorant le contexte plus large du colonialisme et du racisme dans les provinces des Prairies.

Jeudi matin, la famille a fait la déclaration suivante : « Nous espérons que le film Nîpawistamâsowin: We Will Stand Up fasse la lumière sur les obstacles importants que le système judiciaire canadien pose pour les peuples autochtones et les familles qui demandent justice pour des êtres chers. Ce que les peuples autochtones vivent au sein du système est inacceptable. »

La mère de Colten, Debbie Baptiste, son oncle Alvin Baptiste, sa cousine Jade Tootoosis et ses avocats, Eleanore Sunchild et Chris Murphy, ont prôné des changements au système de justice à Ottawa et à New York, au Secrétariat de l’Instance permanente de l’ONU sur les questions autochtones.

Je terminerai, chers collègues, en citant une autre critique du film, rédigée par Lindsay Nixon. Elle écrit ceci :

Permettez-moi de conclure en vous parlant de la dernière image du film de Hubbard […] À l’horizon, des chevaux sauvages courent autour d’une silhouette floue. Lorsque l’image s’agrandit, on peut voir que cette silhouette est Colten. Un sourire maladroit se dessine sur son visage et ses yeux brillent de mille feux. La famille et les amis de Colten savent en leur for intérieur que Colten sera libre à tout jamais sur ces plaines. La salle s’est levée pour une ovation. Nous avions tous les larmes aux yeux, certains d’entre nous sanglotaient encore, et nous nous sommes laissés emporter par l’éclat de lumière dans les yeux de Boushie.

Chers collègues, grâce au film de Tasha Hubbard, le souvenir de Colten Boushie demeurera à jamais dans nos cœurs. Sa mort tragique nous éclairera toujours dans nos démarches pour modifier notre système judiciaire. Merci.

Des voix : Bravo!