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Hommage à la vie de l’honorable Wilbert J. Keon, O.C.

Hommage à la vie de l’honorable Wilbert J. Keon, O.C.

Hommage à la vie de l’honorable Wilbert J. Keon, O.C.

L’honorable Terry M. Mercer (leader adjoint des libéraux au Sénat) : 

Honorables sénateurs, lorsque nous sommes invités à siéger ici, nous prenons tous un moment, après avoir exprimé notre gratitude, pour parcourir la liste de ceux à qui nous nous joindrons. À mon arrivée, je connaissais beaucoup de gens qui étaient déjà ici. Je connaissais tous les libéraux qui étaient ici en raison de mes activités antérieures au sein du parti. Toutefois, en regardant qui d’autre étaient ici, j’ai vu le nom d’une personne que je tenais à rencontrer et c’était Wilbert Keon. Il était l’une des superstars ici. Nous nous sommes peut-être vantés de compter Frank Mahovlich dans notre caucus, mais les conservateurs avaient Wilbert Keon dans le leur et il n’y avait pas plus grande star que lui.

Wilbert Keon était médecin, chirurgien et sénateur. Rappelons que, politiquement, il faisait partie des sénateurs nommés à l’époque où les conservateurs avaient besoin de quelques sénateurs de plus pour faire adopter la TPS.

Le sénateur Keon était un leader communautaire et il en était tout un. Comme l’a dit mon collègue, c’était un visionnaire. Il a changé Ottawa. Il a changé la médecine. Il a changé la chirurgie dans notre pays. Il a changé le traitement des patients en cardiologie ici et au pays.

Je suis un patient de l’Institut de cardiologie de l’Université d’Ottawa. Il semblerait que je n’ai pas de maladie cardiaque, mais j’ai subi un accident vasculaire cérébral et j’ai obtenu d’excellents conseils de l’équipe réunie par Wilbert Keon à l’institut. Mais j’aimerais parler, très brièvement, du temps que j’ai passé avec lui ici, en ce lieu.

Le Sénat a créé le Comité sénatorial spécial sur le vieillissement, auquel le Dr Keon a siégé. La sénatrice Carstairs en était la présidente. J’ai également eu le plaisir d’y siéger. C’était ma première collaboration avec Wilbert. Comme toujours, il m’a beaucoup appris.

Au cours des travaux du comité, les choses sont devenues un peu plus compliquées en ce qui a trait au vieillissement, notamment par rapport aux maladies du cœur. Wilbert était toujours présent pour nous donner un contexte et nous aider à comprendre ce qui pouvait se passer dans la vie de certaines personnes. Il était toujours prêt à le faire. Il s’exprimait toujours de façon non partisane. Je lui en étais reconnaissant parce que nous avions du travail à accomplir. Il y a des moments où il faut se montrer partisans ici, mais il y a aussi beaucoup de moments où ce n’est pas le cas. Nous devons accomplir le travail. C’était un plaisir de travailler avec le sénateur Keon, surtout au Comité des affaires sociales, des sciences et de la technologie.

Plus tard, quand nous avons appris que son fils était le candidat libéral dans Nepean-Carleton lors d’une campagne électorale fédérale, il a été intéressant de voir la réaction de Wilbert, qui n’a pas bronché parce qu’il siégeait en tant que conservateur et que son fils se présentait sous la bannière libérale. À mon avis, cela en dit long sur ce grand Canadien : il appuyait son fils, qui tentait de servir les Canadiens.

Wilbert Keon a laissé un souvenir impérissable dans l’Ouest d’Ottawa, soit l’Institut de cardiologie de l’Université d’Ottawa. Il s’agit d’un monument à sa mémoire et à son travail assidu. C’est un monument au travail qu’il a accompli au nom de dizaines de milliers de Canadiens.

Ce serait très intéressant si nous pouvions inviter tous ses patients à la tribune aujourd’hui. Primo, la tribune n’est pas assez grande. Secundo, le Sénat n’est pas assez grand. Tertio, cet édifice n’est pas assez grand pour accueillir tous les patients dont Wilbert Keon s’est occupé.

Mesdames et messieurs, nous avons perdu un grand Canadien. Nous avons perdu un grand sénateur. J’offre mes meilleurs vœux et mes sincères condoléances à sa famille.