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Hommage pour l’honorable Anne C. Cools

Hommage pour l’honorable Anne C. Cools

Hommage pour l’honorable Anne C. Cools

L’honorable Joseph A. Day (leader des libéraux au Sénat) : 

Chers collègues, il est difficile d’imaginer le Sénat sans Anne Cools. De nombreux collègues vous ont qualifiée de doyenne du Sénat. Cela veut dire que vous avez travaillé sans relâche pour que votre nom trône en haut de la colonne de gauche sur la plaque qui est accrochée là-bas. Toutes les années que vous avez passées au Sénat vous ont permis d’accomplir cet exploit, et il semble que, maintenant, c’est la sénatrice Andreychuk qui va vous succéder.

Je pourrais passer beaucoup de temps à raconter la vie de la sénatrice Cools avant qu’elle soit nommée à la Chambre haute en 1984. Comme étudiante à l’Université McGill, elle s’est engagée à fond dans la vie politique sur le campus et elle a participé à un sit-in de 10 jours à l’Université Sir George Williams. Elle est devenue travailleuse sociale et a fait œuvre de pionnière dans le domaine de la prévention de la violence familiale. Elle a fondé un des premiers refuges pour femmes et a contribué à la création d’autres foyers du genre en Ontario et ailleurs au pays. Elle a aussi agi comme superviseure et conseillère auprès de nombreux étudiants dans le domaine du travail social.

Anne, je suis convaincu que vous avez marqué la vie de bien des étudiants que vous avez côtoyés au cours de votre carrière, tout comme vous avez marqué celle de bien des sénateurs parmi nous.

C’est toutefois sur votre passage au Sénat que je veux insister, sénatrice Cools. À mon arrivée au Sénat, vous, Laurier LaPierre et moi étions assis ensemble dans le coin, là-bas.

La sénatrice Cools : Je m’en souviens très bien.

Le sénateur Day : Mon siège était entre celui de Laurier et celui de la sénatrice Cools.

Je remercie Anne Cools des excellents conseils qu’elle m’a donnés lorsque je suis devenu membre du Comité sénatorial permanent des finances nationales. Tous ceux qui ont déjà participé aux séances du Comité des finances vous le diront : on a énormément de choses à apprendre dans ce domaine avant de commencer à s’y retrouver un tant soit peu. Par contre, les sénatrices Anne Cools et Isobel Finnerty m’ont beaucoup aidé à mesure que j’assumais les responsabilités de la sénatrice Sharon Carstairs.

Plus tard, lorsque je suis devenu vice-président du comité, Anne m’a donné des conseils inestimables au sujet de mon nouveau rôle, et son travail a manifestement contribué à la façon dont j’ai exercé mes fonctions.

Comme nous le savons tous, sa connaissance de la procédure parlementaire est sans égale, et sa compréhension des pratiques et des décisions antérieures est stupéfiante. Plusieurs d’entre nous se souviennent des décisions qui ont été rendues ici récemment, mais il arrive couramment qu’Anne remonte beaucoup plus loin dans ses interventions. Elle ne fait abstraction d’aucun détail dans son analyse de l’histoire du système de Westminster. Elle effectue des recherches méticuleuses pour étayer chacun de ses discours, et même ceux qu’elle donne au pied levé montrent l’ampleur de ses connaissances.

Je crois comprendre qu’il y a trois ou quatre discours qu’elle n’a pas eu la chance de faire, mais il se peut fort bien que nous la voyions, lorsque nous serons de retour, à l’automne, donner ces discours dans le foyer. Je tiens à entendre certains d’entre eux au sujet du vérificateur général. J’ai bien hâte de les entendre.

Elle exhorte toujours les sénateurs à ne pas procéder trop rapidement dans l’étude d’une mesure législative ou à ne pas porter de jugement hâtif sur certaines questions, et elle a raison de le faire. Ce que nous faisons ici touche non seulement la vie des Canadiens, mais établit des précédents qui peuvent nous aider ou nous hanter pendant très longtemps.

Anne Cools n’a jamais été du genre à rester les bras croisés. On vient de l’entendre : au fil du temps, elle a fait partie de tous les groupes politiques présents au Sénat, même depuis que je suis sénateur.

Je ne peux pas croire que vous commencerez à vous croiser les bras lorsque vous aurez quitté le Sénat.

Elle a dit vouloir reprendre le piano et vaquer à ses activités quotidiennes sans avoir à se précipiter pour venir travailler.

Sénatrice Cools, au nom des libéraux indépendants du Sénat, je vous souhaite, à vous ainsi qu’à Rolf, mes meilleurs vœux pour une retraite heureuse et en bonne santé.