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La bataille de la crête de Vimy—Le centième anniversaire

La bataille de la crête de Vimy—Le centième anniversaire

La bataille de la crête de Vimy—Le centième anniversaire

La bataille de la crête de Vimy—Le centième anniversaire


Publié le 11 avril 2017
Hansard et déclarations par l’hon. Joseph Day

L’honorable Joseph A. Day (leader des libéraux au Sénat) :

Honorables sénateurs, il y a exactement 100 ans, le Corps canadien prenait part à de durs combats près d’un petit village français du nom de Vimy. La bataille dura du 9 au 12 avril et fit plus de 3 500 morts parmi les soldats canadiens, tandis que 7 000 autres furent blessés. Pour beaucoup de Canadiens, le nom « Vimy » est presque mythique. Cent ans, honorables sénateurs, c’est très long.

Il restera toujours des gens qui, absorbés par les cartes, les photographies et les lettres, se passionneront pour la bataille de Vimy et pour d’autres batailles, mais, pour beaucoup de Canadiens, les détails de cet événement s’estompent et la guerre dans son ensemble fait de plus en plus partie d’une histoire lointaine. Pourtant, Vimy conserve un grand pouvoir évocateur qui transcende les descriptions.

Ce pouvoir est peut-être renforcé par le monument commémoratif que Walter Seymour Allward a conçu de main de maître et qui, depuis le siècle dernier, trône dans ce lieu sacré, où il défie même les nazis de nier son importance.

Dans le classique de Timothy Findley intitulé Guerres et publié en 1977, l’un des personnages dit ceci :

Tout ce que j’espère, c’est qu’ils se souviendront que nous étions des êtres humains.

Quant à l’intellectuel canadien Gwynne Dyer, il a écrit ceci :

Le soldat […] a très peu changé depuis que les armées existent, il y a cinq mille ans environ.

Quel est le sens de ces deux citations, sinon que les soldats ont toujours été des êtres humains? Avec les années qui passent, les tactiques de combat peuvent devenir obsolètes, et la politique d’une époque peut être reléguée aux oubliettes. Les visages des photographies jaunies finissent par devenir anonymes, mais le temps ne saurait effacer l’humanité de ceux qui meurent au combat, leur jeunesse et leurs aspirations sacrifiées, ainsi que leur certitude de ne pas faire ce sacrifice en vain. C’est pourquoi je voudrais encourager tous les Canadiens à avoir une pensée pour les milliers de Canadiens que nous avons perdus à Vimy et pour les dizaines de milliers qui ont ont perdu la vie lors de la Première Guerre mondiale.

J’encourage les Canadiens à se souvenir de tous les anciens combattants, hommes et femmes, de tous les coins du pays, qui ont servi un peu partout dans le monde, notamment à Kapyong, à Kandahar, à Juno Beach et à Vimy. Qu’ils connaissent ces noms ou pas, qu’ils sachent ou non que la bataille a duré un jour ou qu’elle a eu lieu il y a 100 ans, les Canadiens devraient savoir que ceux qui ont combattu étaient des êtres humains comme vous et moi et qu’ils n’ont pas agi ainsi pour qu’on se souvienne d’eux, mais pour que ceux qui se souviendront d’eux le fassent en tant que Canadiens. N’oublions jamais.