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La commémoration du centenaire de l’armistice de la Première Guerre mondiale

La commémoration du centenaire de l’armistice de la Première Guerre mondiale

La commémoration du centenaire de l’armistice de la Première Guerre mondiale

L’honorable Serge Joyal : 

Honorables sénateurs, dimanche prochain, le 11 novembre, nous soulignerons le centenaire de l’armistice de la Première Guerre mondiale, la guerre de 1914-1918. Cette guerre a vu l’émergence d’une armée canadienne autonome regroupant plus de 630 000 combattants. Cette armée, qui a été créée de toutes pièces en l’espace de quelques mois, n’existait tout simplement pas le 4 août 1914 lorsque la guerre a été déclarée.

Le centenaire de l’armistice, qui sera souligné dimanche prochain, devrait être l’occasion de réfléchir aux 100 derniers jours de la guerre. Ce fut une période marquée par des actes de bravoure exceptionnelle, mais aussi par des pertes tragiques. Au cours de ces 100 jours, plus de 45 000 Canadiens ont perdu la vie, soit l’équivalent de 20 p. 100 de tous les Canadiens morts pendant les quatre années de la guerre.

Durant ces 100 jours, les Forces canadiennes ont déployé sur le terrain 100 000 soldats, un groupe médical comptant 3 000 infirmières et plus de 20 000 chevaux. Chaque fois que l’armée allemande a été repoussée d’un kilomètre en France et en Belgique, des milliers de soldats sont morts et tout autant de familles ont dû composer avec la perte d’un être cher.

Au cours de ces trois mois, les Forces canadiennes ont libéré Amiens en utilisant une nouvelle pièce d’équipement, le char d’assaut. Sans ces chevaux d’acier, on n’aurait jamais pu percer la ligne allemande. Les soldats canadiens ont ensuite gagné Arras, un joyau de l’architecture médiévale et classique qui a pratiquement été rayé de la carte. Le tableau derrière moi représente ce qu’il reste de la cathédrale. Les soldats canadiens ont combattu pour libérer Cambrai et, enfin, ils sont arrivés à Mons, en Belgique, le 11 novembre 1918.

La semaine dernière, le Musée canadien de la guerre a inauguré une exposition qui porte sur cette période cruciale de la guerre et qui illustre la violence inouïe qui a marqué les combats et la tragédie des vies perdues. Vous devriez la visiter.

On ne peut rappeler ces événements sans mesurer l’ampleur de la catastrophe humaine qu’a été la Grande Guerre de 1914-1918 : 10 millions de morts, 20 millions de blessés de part et d’autre des deux camps, des millions de familles endeuillées, de veuves et d’orphelins.

Certes, les victoires doivent être commémorées, mais jamais en oubliant le prix du sang versé.

Honorables sénateurs, j’ai eu le privilège de contribuer à un ouvrage lancé récemment, en anglais et en français, par la Fondation Vimy, intitulé La Guerre en Couleur, publié par Dundurn Press, à Toronto. Parmi les auteurs figurent les historiens Tim Cook et Charlotte Gray, l’athlète paralympique et activiste Rick Hansen et l’écrivaine bien connue Margaret Atwood. Cet ouvrage est magnifique. Publié en format album, il renferme plus de 100 photos, la plupart inédites.

La Fondation Vimy a été créée en 2006. Elle a pour mission de préserver et de promouvoir l’héritage du Canada lors de la Première Guerre mondiale, symbolisé, plus particulièrement, par la victoire lors de la bataille de la crête de Vimy en 1917.

Honorables sénateurs, puis-je vous inviter à jeter un coup d’œil à cet ouvrage? Si vous avez l’occasion de l’offrir à un jeune garçon ou à une jeune fille dans votre entourage, famille ou amis, il ou elle connaîtra le sacrifice consenti par ceux qui se sont battus pour que nous ayons notre liberté, comprendra que la paix reste fragile et que les guerres continuent de ravager des pays qui ont pris part à la Grande Guerre il y a 100 ans. Je vous remercie, honorables sénateurs.