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La commissaire aux langues officielles—Réception en comité plénier de Madeleine Meilleur

La commissaire aux langues officielles—Réception en comité plénier de Madeleine Meilleur

La commissaire aux langues officielles—Réception en comité plénier de Madeleine Meilleur

La commissaire aux langues officielles—Réception en comité plénier de Madeleine Meilleur


Publié le 5 juin 2017
Hansard et déclarations par l’hon. Joan Fraser

L’honorable Joan Fraser :

Bienvenue au Sénat, madame Meilleur. Si je peux reprendre vos mots de tout à l’heure, soyez assurée que personne ici ne doute de votre passion ni de votre expérience, mais que nous essayons de mieux vous connaître, vous et vos positions.

Madame Meilleur, je suis une Québécoise anglophone, alors j’ai lu avec un intérêt particulier les propos que vous avez tenus sur le Québec anglophone devant le comité de l’autre endroit lorsque vous y avez comparu le 18 mai.

Vous avez dit qu’en plus de bien connaître les communautés francophones, vous connaissez bien la communauté anglophone du Québec, ses défis et ses aspirations. Un peu plus tard, faisant une comparaison avec votre grande connaissance des communautés francophones minoritaires, vous avez également dit :

Je connais un peu moins le noyau de la communauté anglophone, qui se trouve à Montréal, au Québec.

Vous avez en outre indiqué que vous êtes intéressée à apprendre, ce qui est bon à savoir.

Avez-vous pris des mesures depuis votre comparution devant ce comité pour entrer en communication avec les Québécois anglophones ou leurs représentants afin de mieux connaître leurs préoccupations et leurs besoins?

Mme Meilleur : Merci, madame la sénatrice.

Puisque je ne suis pas encore en poste, je n’ai communiqué avec aucune communauté anglophone. Toutefois, comme elle savait que j’étais intéressée au poste de commissaire aux langues officielles, l’association québécoise m’a invitée à un événement il n’y a pas très longtemps. Elle a vu ce que j’ai fait pour les francophones en Ontario et voulait que je l’aide à faire de même au Québec si je deviens commissaire.

Nous avons une maison en Gaspésie. La région compte beaucoup d’anglophones. Le père de mon époux était anglophone, alors nous comprenons très bien les préoccupations et les aspirations de cette communauté. Je sais que la communauté de la Gaspésie n’est pas la seule. Il y a la communauté de Montréal et celle de l’Estrie.

Je l’ai déjà dit et je le répète : si ma nomination à ce poste est confirmée, les anglophones du Québec seront le premier groupe que j’irai rencontrer, car je tiens à m’assurer qu’ils constatent ma passion pour les langues officielles. Je collaborerai avec eux, et j’espère qu’ils se sentiront à l’aise. J’ai eu une bonne impression lorsque je leur ai parlé dans le cadre d’une activité que j’avais organisée à Montréal.

La sénatrice Fraser : Quand vous dites que vous « les » avez rencontrés, parlez-vous du Quebec Community Groups Network, le QCGN?

Mme Meilleur : Cette activité s’est déroulée avec ce groupe. Oui, la rencontre était avec cet organisme. Je connaissais la directrice générale, car elle travaillait auparavant pour le gouvernement de l’Ontario, et elle m’a présentée à de nombreux dirigeants du groupe.

La sénatrice Fraser : Dans un ordre d’idées légèrement différent, je suis sûre que vous savez qu’il y a autant d’anglophones au Québec que de francophones ailleurs dans le pays. Ce que vous ignorez peut-être, toutefois, c’est que les groupes anglophones du Québec — et les anglophones du Québec en général — ne reçoivent du gouvernement fédéral qu’une petite fraction du financement par habitant accordé aux francophones hors Québec. Il se peut qu’historiquement il y ait eu une croyance, qui était erronée même à l’époque, selon laquelle tous les anglophones du Québec étaient riches. Ce n’est assurément pas le cas aujourd’hui.

Seriez-vous prête à plaider en faveur d’un meilleur financement pour les anglophones du Québec?

Mme Meilleur : Merci, sénatrice.

Oui, je le serais. Quand je dis que j’éprouve une passion pour les langues officielles, bien sûr, en Ontario cela impliquait de défendre les francophones, car il s’agissait du groupe minoritaire. Toutefois, on observe de nombreux enjeux similaires au sein de la communauté minoritaire anglophone du Québec. Ses membres se trouvent habituellement dans une petite localité, et il est plus difficile pour eux d’obtenir des services dans leur langue.

Je serais ravie de visiter ces petites localités afin d’écouter ce que ces personnes ont à dire et de collaborer avec les autorités pour les aider à améliorer leur situation et à obtenir l’aide dont elles ont besoin, financière ou autre.

Bien que le gouvernement et le commissaire aux langues officielles aient tous les deux des responsabilités particulières, il est important qu’ils travaillent ensemble. C’est ce que j’ai fait en Ontario. Vous pouvez parler aux députés de l’opposition à l’Assemblée législative de l’Ontario. Je vois l’ancienne ministre Frances Lankin dans cette enceinte.

Il s’agit là de mon approche. C’est de cette façon que j’agirais si j’ai la chance de devenir la prochaine commissaire.

 

Veuillez appuyer ici pour lire le texte intégral du comité plénier