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La Journée internationale des droits de l’homme

La Journée internationale des droits de l’homme

La Journée internationale des droits de l’homme

L’honorable Jane Cordy : 

Honorables sénateurs, je prends la parole aujourd’hui pour souligner le 70e anniversaire de l’adoption de la Déclaration universelle des droits de l’homme, qui a eu lieu lundi dernier. De toute évidence, le monde de 1948 était très différent de celui d’aujourd’hui, mais les principes fondamentaux de la déclaration tiennent encore. Depuis l’adoption de cette déclaration, de nombreux traités ont été ratifiés pour réaffirmer et garantir ces droits sur le plan juridique.

Ma déclaration est axée sur un aspect très important de la Déclaration universelle des droits de l’homme : le droit à l’éducation.

Aux termes de l’article 26 de la déclaration, « Toute personne a droit à l’éducation. » Depuis, ce droit a été largement reconnu et développé par de nombreuses initiatives de l’ONU, notamment le Pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels en 1966, la Convention relative aux droits de l’enfant en 1989 et la Convention de l’UNESCO concernant la lutte contre la discrimination dans le domaine de l’enseignement en 1960.

De plus, le droit à l’éducation a été réaffirmé dans d’autres traités portant sur des groupes particuliers, dont les femmes et les filles, les personnes handicapées, les migrants, les réfugiés et les peuples autochtones, ainsi que dans des contextes précis, comme l’éducation pendant les conflits armés.

L’un des aspects peut-être les plus importants du droit à l’éducation est la façon dont il contribue à la concrétisation d’autres droits. L’éducation est un outil d’autonomisation et elle permet à ceux qui y ont accès de s’épanouir. Elle contribue à sortir les groupes marginalisés de la pauvreté et constitue un avantage, à la fois pour la personne et pour la société, en tant que facteur pouvant influer sur la paix et le développement durable.

Le programme en quatre points élaboré par Katarina Tomasevski, la première rapporteuse spéciale de l’ONU sur le droit à l’éducation, décrit les caractéristiques essentielles de la concrétisation du droit à l’éducation. Ce programme a été adopté par le Comité des droits économiques, sociaux et culturels et figure à l’Observation générale no 13, sur le droit à l’éducation. Ces quatre points sont les suivants.

Les dotations en moyens de scolarisation : l’enseignement est gratuit, l’infrastructure est adéquate et le nombre d’enseignants qui ont reçu une formation est suffisant. L’accessibilité : le système d’éducation est accessible à tout un chacun, sans discrimination, et des mesures concrètes sont prises pour inclure les groupes les plus marginalisés. L’acceptabilité : le contenu de l’enseignement est pertinent, non discriminatoire, culturellement approprié et de bonne qualité. Les écoles sont sûres et les enseignants professionnels. L’adaptabilité : l’enseignement évolue selon les besoins de la société et lutte contre les inégalités, telles que la discrimination fondée sur le sexe. L’enseignement est adapté aux besoins et aux contextes locaux.

Honorables sénateurs, je suis très fière d’avoir été enseignante pendant de nombreuses années. J’ai pu constater directement les avantages d’une éducation de qualité pour les élèves, les familles et les collectivités. À l’occasion du 70e anniversaire de la reconnaissance des droits de la personne, notamment du droit à l’éducation, rappelons-nous que nous devons être vigilants dans nos engagements afin de continuer d’évoluer et de nous adapter au fur et à mesure que notre monde change.