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La Journée mondiale de sensibilisation à l’autisme

La Journée mondiale de sensibilisation à l’autisme

La Journée mondiale de sensibilisation à l’autisme

L’honorable Jim Munson : 

Honorables sénateurs, je suis moi aussi honoré de prendre la parole pour souligner la Journée mondiale de sensibilisation à l’autisme. Le 2 avril est une journée très importante pour le milieu de l’autisme et elle est assurément importante pour moi.

Je ne peux pas concevoir que 12 ans se sont écoulés depuis la publication du rapport du Comité sénatorial permanent des affaires sociales, des sciences et de la technologie intitulé Payer maintenant ou payer plus tard : les familles d’enfants autistes en crise, et qu’aujourd’hui encore l’accès aux services pour l’autisme est inégal au pays. Honorables sénateurs, vous rendez-vous compte qu’un demi-million de Canadiens sont autistiques? Plus tard, c’est maintenant. Les derniers changements apportés par le gouvernement de l’Ontario aux services en matière d’autisme ne sont que les plus récents obstacles que doivent affronter les familles canadiennes concernées. Les modifications de programmes, les compressions budgétaires, les changements dans le système d’éducation, le gouvernement et les nouveaux budgets causent tous de l’anxiété et perturbent les familles des enfants atteints d’un trouble du spectre de l’autisme. Ce sont elles qui en font les frais.

Les gouvernements ont mis sur pied des programmes. L’actuel gouvernement a mis en place Prêts, disponibles et capables. Le gouvernement Harper a instauré un certain nombre de choses, comme l’a mentionné le sénateur Housakos. Il y a eu des crédits d’impôt, des crédits d’impôt pour personnes handicapées, et cetera. C’est insuffisant, car les familles souffrent toujours.

Ce n’est pas à la hauteur de ce que nous sommes comme nation. Pourquoi faut-il lutter pour faire élaborer des politiques et fournir des services de façon équitable à l’ensemble des Canadiens atteints de troubles du spectre de l’autisme? Pourquoi ne pouvons-nous pas garantir à la plupart des gens atteints de troubles du spectre de l’autisme un avenir où ils pourront exploiter leur plein potentiel? Parce que nos dirigeants ne savent pas écouter, ne sont pas assez curieux, ne s’intéressent pas à ce qui se fait ailleurs à ce chapitre, ne savent pas en quoi consistent des consultations robustes, travaillent en isolement et ne sont pas disposés à collaborer de façon non partisane.

Nos décideurs ont adopté une approche inacceptable. Des changements vastes et radicaux nuisent aux familles et aux personnes aux prises avec l’autisme. La situation de l’Ontario n’est pas unique, elle se répète à l’échelle du Canada pour tous ceux qui sont confrontés à l’autisme. Je félicite le gouvernement Ford d’avoir prévu des améliorations et d’avoir annoncé aujourd’hui la tenue de consultations, mais ces mesures auraient dû être prises il y a longtemps, bien avant quelque annonce que ce soit.

Les provinces et les territoires ont besoin d’une orientation claire. Elles doivent avoir un plan d’action et adopter une approche axée sur la collaboration et le leadership avec le gouvernement fédéral, notamment avec celui qui est en place à l’heure actuelle. Il faut prendre le temps de réfléchir et ne pas avoir peur d’innover. J’en ai assez de parler jour après jour de familles qui doivent déménager pour obtenir les meilleurs services, de familles qui éclatent et de familles qui doivent hypothéquer leur maison pour obtenir des services supplémentaires. L’Alliance canadienne des troubles du spectre autistique a proposé un plan d’action. Nous en parlerons ce soir dans une pièce à un étage supérieur. J’espère que vous pourrez tous vous joindre à cette conversation, parce que le temps est venu d’agir. Il faut vraiment établir un plan d’action. Je suis désolé, je commence à être aphone. Cependant, cette question me tient vraiment à cœur et j’y reviendrai car je ne cesserai jamais de plaider la cause des familles aux prises avec l’autisme. Je vous remercie beaucoup.