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La Loi sur les Indiens—L’élimination de la discrimination fondée sur le sexe

La Loi sur les Indiens—L’élimination de la discrimination fondée sur le sexe

La Loi sur les Indiens—L’élimination de la discrimination fondée sur le sexe

L’honorable Lillian Eva Dyck : Honorables sénateurs, la sénatrice Sandra Lovelace Nicholas et moi espérions pouvoir faire cette déclaration ensemble. Malheureusement, le Règlement du Sénat nous l’interdit.

C’est avec fierté et humilité que la sénatrice Lovelace Nicholas et moi joignons nos voix à celles de Jeannette Corbière Lavell, Yvonne Bédard, Sharon McIvor et Lynn Gehl afin de solliciter l’appui de tout le pays au sujet de l’élimination des dispositions de la Loi sur les Indiens qui sont discriminatoires à l’égard des femmes. Après plus de 40 ans de revendication et de lutte devant les tribunaux pour promouvoir le traitement équitable des femmes aux termes de la Loi sur les Indiens, nous croyons qu’il est temps de mettre fin au traitement discriminatoire réservé aux femmes autochtones et à leur descendance en ce qui concerne le registre des Indiens.

Comme les sénateurs le savent, après l’étude du projet de loi S-3 en juin, le Sénat a accepté à l’unanimité un amendement en vue d’accorder aux femmes autochtones et à leurs descendants le droit à l’inscription au registre des Indiens au même titre que les hommes autochtones et leurs descendants. La Chambre des communes a toutefois rejeté cet amendement et elle nous demande de souscrire à sa décision dans son message au Sénat, qui figure dans notre Feuilleton.

Chers collègues, nous réclamons humblement votre soutien en vue d’éliminer les iniquités dans la Loi sur les Indiens. Comme les femmes autochtones constituent une minorité dont les droits sont trop souvent oubliés, il leur sera extrêmement difficile de gagner leur lutte pour l’égalité sans l’appui d’alliés. Il faut que des non-Autochtones nous appuient, et ce, dès maintenant.

Aujourd’hui, la sénatrice Lovelace et moi, en partenariat avec l’Alliance féministe pour l’action internationale, avons lancé à l’échelle nationale un appel à la solidarité du public. Nous pressons les Canadiens de se joindre à nous six pour réclamer que le gouvernement du Canada abolisse toute iniquité envers les femmes autochtones et leurs descendants comprise dans la Loi sur les Indiens. Nous demandons que le Parlement le fasse d’ici le 22 décembre 2017, date limite imposée par la cour. Les organismes et les individus peuvent répondre à notre appel à la solidarité pour les femmes autochtones en signant la lettre à l’intention du premier ministre Trudeau qui se trouve sur le site web de l’Alliance féministe pour l’action internationale, ou en communiquant avec leur député ou avec un sénateur qui représente leur province ou leur territoire.

Je vous remercie de votre appui.