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Le commissaire national aux enfants

Le commissaire national aux enfants

Le commissaire national aux enfants

L’honorable Jim Munson : 

Monsieur le ministre, revenons aux enfants.

Vous et moi avons eu des conversations. Je félicite le gouvernement de ses récentes annonces. Tout cela est très bien. Toutefois, le dernier mois a été plutôt intéressant. Ma question fait en quelque sorte suite à celle du sénateur Ngo. Lorsque vous dites que, selon UNICEF, le Canada se classe 25e parmi 41 pays riches pour ce qui est du bien-être des enfants, je crois que nous devrions avoir honte. Les gens croient que nous nous classons au premier ou au second rang, mais nous en sommes bien loin.

Nous avons parlé d’un commissaire national aux enfants. Cette formule semble fonctionner au Royaume-Uni. Le Canada compte tellement de commissaires. Nous avons un commissaire à l’éthique, un commissaire au lobbying, un commissaire aux langues officielles. Pourquoi pas un commissaire aux enfants? Nous parlons d’avenir, mais l’avenir de l’enfant se joue maintenant, monsieur le ministre.

Irwin Cotler voulait créer un poste de commissaire à l’enfance. L’ancien député, maintenant ministre, Marc Garneau, voulait créer un poste de commissaire à l’enfance. Il y a bien des années, nous avons demandé la création d’un commissaire à l’enfance dans un rapport du Comité des droits de la personne préparé sous la direction de la sénatrice Andreychuk, qui était intitulé Les enfants : des citoyens sans voix.

Je sais qu’il y a des frontières, mais il n’y en a pas pour les enfants de ce pays, monsieur. Pouvez-vous au moins vous engager aujourd’hui à veiller — dans le cadre du mandat de votre gouvernement, qui prévoit des négociations avec les provinces et les territoires — à négocier la création de ce poste, dont le bureau serait un endroit désigné et responsable où les parlementaires et le gouvernement se pencheraient sur les droits des enfants? Merci.

L’honorable Jean-Yves Duclos, C.P., député, ministre de la Famille, des Enfants et du Développement social : Merci. Sachez que, quand j’entends ce genre de paroles tournées vers l’avenir, cela me fait penser à une équipe de hockey qui veut faire partie de la ligue AAA. Un gouvernement triple A, c’est un gouvernement qui est ambitieux, qui pose les bonnes actions et qui a une bonne attitude. Je parle d’ambition, car, comme vous le dites — et je suis tout à fait d’accord avec vous —, il n’y a aucune raison, dans ce pays prospère et développé, pour qu’un enfant vive dans la pauvreté ou dans des situations qui vont nuire à son bien-être et à sa capacité de se développer et de devenir un citoyen capable de contribuer au bien-être de l’ensemble de la société. C’est quelque chose qui n’est pas acceptable. Nous devons faire mieux.

Toutefois, les planètes sont bien alignées. Nous avons posé des actions. L’Allocation canadienne pour enfants, que j’ai mentionnée plus tôt, est un élément important. La stratégie de réduction de la pauvreté l’est aussi. Les investissements considérables dans l’apprentissage et la garde des jeunes enfants, les investissements en matière de logement, les investissements visant à offrir de meilleures formations et un meilleur soutien à la transition vers le travail, sont des investissements dont nous avons besoin et que nous avons commencé à faire dans les communautés autochtones. Tout cela fait que votre intervention est très appropriée et à propos.

Je serais heureux d’entendre vos suggestions et celles de tous les honorables sénateurs sur la façon dont nous pourrions créer un poste de commissaire à l’enfance ou à la famille qui participerait à l’atteinte de l’objectif à long terme de rendre la société meilleure pour tous, en particulier pour les personnes qui méritent notre aide et en ont réellement besoin.