Canada's Original Think Tank

Le décès de l’honorable Allan J. MacEachen, C.P., O.C.—Hommage

Le décès de l’honorable Allan J. MacEachen, C.P., O.C.—Hommage

Le décès de l’honorable Allan J. MacEachen, C.P., O.C.—Hommage

Le décès de l’honorable Allan J. MacEachen, C.P., O.C.—Hommage


Publié le 19 septembre 2017
Hansard et déclarations par l’hon. Jane Cordy

L’honorable Jane Cordy : Seigneur du lac Ainslie, parrain du Cap-Breton, député, sénateur et gentilhomme, autant de termes, honorables sénateurs, qui décrivent Allan MacEachen, mieux connu chez nous, en Nouvelle-Écosse, sous le nom d’Allan J.

Allan J. avait à cœur d’améliorer la situation des Canadiens, et c’est ce que visaient les mesures législatives qu’il a mises en œuvre. Il était ministre de la Santé nationale et du Bien-être social lors de la création de l’assurance-maladie universelle, instaurée par la Loi sur les soins médicaux de 1966, qui prévoyait également un supplément de revenu garanti à l’intention des aînés.

Pendant qu’il était ministre du Travail, on a procédé à une réforme du Code du travail et à l’établissement de nouvelles normes relatives au salaire minimum. Aux dires de Bob Rae, l’un de ses bons amis, Allan J. était le meilleur parlementaire de notre génération.

Chose certaine, il adorait la politique. L’ancien premier ministre Chrétien a d’ailleurs dit qu’Allan J. et lui parlaient de politique comme les hockeyeurs parlent de hockey.

Fils d’un mineur de charbon, Allan J. est né à Inverness, au Cap-Breton. Ses racines écossaises ont toujours eu une place spéciale dans son cœur; il aimait la langue gaélique et la musique écossaise. Il parlait couramment le gaélique.

Voici une anecdote. Le premier ministre Pierre Trudeau devait, à un moment donné, se rendre au Cap-Breton, dans la circonscription d’Allan J. Le cabinet du premier ministre a donc rappelé à Allan J. que le chauffeur du premier ministre devait être bilingue. Allan J. a tout de suite acquiescé. Et oui, le chauffeur était bilingue : il parlait anglais et gaélique.

Allan J. s’est dévoué corps et âme pour les gens de sa circonscription. Il considérait que, à titre de député, il devait toujours être à l’affût de projets qui viendraient en aide aux collectivités du Cap-Breton. J’ai pour vous une histoire vraie qui montre sa persévérance dans ses échanges avec les ministères afin de faire bouger les choses pour ses concitoyens.

Une demande avait été présentée pour la construction d’un aréna dans une localité du Cap-Breton. Allan J. a fait parvenir le projet aux fonctionnaires pour approbation du financement nécessaire. On lui a répondu que, selon les règles, le projet était inadmissible au financement.

Il a répondu : « La localité n’a pas d’aréna et a besoin d’un aréna. »

Les fonctionnaires ont répondu qu’ils étudieraient la question et lui reviendraient avec une réponse.

Après avoir étudié la situation, ils ont déclaré que la population ne répondait pas aux critères d’admissibilité pour un tel projet.

Allan J. a récrit : « Faites une nouvelle étude. »

Le ministère a répondu que, après avoir effectué, tel que demandé, une étude supplémentaire, il a déterminé que la collectivité ne répondait pas aux critères d’admissibilité établis dans le règlement pour l’obtention d’un aréna.

Allan J. a récrit : « Construisez donc ce fichu aréna. »

Ils l’ont construit.

Bien entendu, Allan J. a siégé au Sénat de 1984 à 1996. Il a été nommé leader de l’opposition au Sénat après l’élection de l’automne 1984. Il a ravivé le rôle du Sénat et croyait que celui-ci était une entité législative, et non un simple organisme de défense des droits. Il croyait que le Sénat devait exercer son pouvoir de d’amender ou de rejeter les projets de loi, un concept extrêmement important.

 

Veuillez appuyer ici pour lire plusieurs hommages pour l’honorable Allan J MacEachen