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Le processus de nomination au Sénat

Le processus de nomination au Sénat

Le processus de nomination au Sénat

L’honorable Percy E. Downe : 

Manifestement, honorables collègues, le système de nomination du premier ministre est en déclin depuis le départ de Marjory LeBreton. On espère qu’il y aura une remontée à un moment donné. La moitié des gens ne sauraient pas de qui il s’agit, mais poursuivons de toute manière.

Je tiens à remercier le sénateur Harder. Il y a quelques semaines seulement que j’ai soulevé des préoccupations au sujet du processus de nomination au Sénat, du délai et du moment où les gens peuvent présenter leur candidature. Apparemment, on a fait le ménage la semaine dernière. J’ai lu sur le site web que le processus de nomination est maintenant très clair.

Je le répète, j’ai soulevé, il y a à peine quelques semaines, des préoccupations au sujet de la représentation au Sénat, au sujet du fait qu’il n’y a pas de pêcheurs, d’agriculteurs ou d’anciens combattants siégeant au Sénat.

Je suis ravi de voir notre nouveau collègue, le sénateur Black. Seuls les gens provenant de régions rurales au Canada peuvent comprendre la signification de la cravate qu’il a portée aujourd’hui et qui témoigne de ses racines rurales. Il s’agit d’une excellente nomination au Sénat.

Manifestement, une seule nomination, c’est insuffisant. Il y a de nombreux autres postes à pourvoir.

J’ai consulté le site web du Sénat et j’ai constaté que nous avons actuellement 18 sénateurs qui sont avocats de formation. C’est une bonne chose. J’en prends note. Le Président lui-même est avocat de formation. Leur formation juridique est très utile lorsque nous devons étudier des mesures législatives. Il y a 13 professeurs, une dizaine d’hommes et femmes d’affaires, des journalistes, des comptables agréés, des infirmières, des enseignants et ainsi de suite. Toutefois, il manque des voix très importantes.

Nous avons très bien réussi en matière de représentation, puisque nous avons 45 p. 100 de sénatrices, alors qu’il n’y a, à la Chambre des communes, que 27 p. 100 de députées. Il faut toutefois inclure d’autres formes de diversité, notamment des groupes au sein des industries primaires. Il faut inclure des gens du secteur de l’agriculture et de l’agroalimentaire, du secteur de la pêche et des gens qui ont servi leur pays au sein des Forces armées canadiennes.

Pour ce qui est plus particulièrement des questions touchant les anciens combattants, j’exhorte le gouvernement à envisager la candidature de militaires qui ont le grade de colonel ou un grade inférieur. Presque toutes les questions dont nous sommes saisis au sujet des vétérans et de leur famille touchent des militaires de grade inférieur. Les militaires qui ont au moins le grade de colonel semblent être bien pris en charge par le système actuel. Ils ne se plaignent jamais. Toutefois, nous entendons énormément de plaintes de la part de militaires de grade inférieur. Je pense que le gouvernement devrait aussi se pencher sur ces questions.

Comme le sénateur Harder a répondu aux préoccupations que je lui ai communiquées par le passé, je me demande s’il pourrait communiquer mes observations aux autorités compétentes. Nous nous attendons à ce que cette situation soit résolue au cours des prochaines semaines ou des prochains jours.

Le sénateur Harder : Sénateur, je vous remercie de vos commentaires. J’espère que je pourrai faire bouger les choses aussi rapidement. J’ai toutefois remarqué que vous n’avez pas parlé du fait que le Sénat ne compte qu’un ancien chef de cabinet d’un premier ministre. Il me semble qu’il s’agit également d’une lacune à combler.