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Le soixante-quinzième anniversaire du jour J et la bataille de Normandie

Le soixante-quinzième anniversaire du jour J et la bataille de Normandie

Le soixante-quinzième anniversaire du jour J et la bataille de Normandie

L’honorable Serge Joyal : 

Honorables sénateurs, aujourd’hui, nous soulignons le 75e anniversaire du débarquement en Normandie le 6 juin 1944, désigné le Jour J. Parmi les batailles de la Seconde Guerre mondiale, cette date est capitale, parce qu’elle marque le début de l’offensive des Alliés britanniques, canadiens, français et américains sur le front est qui devait entraîner la défaite du Troisième Reich et mener à la victoire finale. Cette opération des Alliés, du nom de code Overlord, avait été discutée lors d’une rencontre confidentielle entre Churchill et Roosevelt au cours de la Conférence de Québec en août 1943. L’offensive du débarquement projeté en Normandie devait faire oublier la retraite désastreuse survenue en mai et juin 1940, à Dunkerque, lorsque l’armée britannique avait dû évacuer précipitamment les côtes françaises, incapable de repousser l’offensive allemande.

[Traduction]

Sous le commandement du général Dwight Eisenhower, un effectif militaire allié considérable appuyé par un équipement impressionnant a pris part aux opérations du jour J : 155 000 soldats dont 14 000 Canadiens, 11 000 avions et 50 000 véhicules de même que 5 000 dragueurs de mines, navires de guerre, péniches de débarquement et autres engins marins. Les troupes allemandes étaient sous le commandement du feld-maréchal Erwin Rommel, mieux connu sous le surnom de « Renard du désert », depuis ses expéditions en Afrique. Les Américains avaient pour objectif de prendre Utah Beach et Omaha Beach, à l’ouest, et les Britanniques, Gold Beach et Sword Beach. Les Canadiens ont débarqué à Juno Beach, au milieu. Les alliés ont intentionnellement déjoué les Allemands au sujet du lieu de l’opération, leur laissant croire que le débarquement aurait lieu au Pas-de-Calais.

Au nombre des régiments canadiens qui ont débarqué à Juno Beach, mentionnons le Royal Winnipeg Rifles, le 1st Hussars, le Queen’s Own Rifles of Canada, le Fort Garry Horse, le Royal Regina Rifles et le North Shore (New Brunswick) Regiment. Plus tôt ce même jour, 450 parachutistes du 1er Bataillon de parachutistes canadiens, qui comptait de nombreux Canadiens français, ont été lâchés derrière les lignes ennemies et ont été les premiers à prendre contact avec la résistance française.

À la fin du jour J, la 3e Division d’infanterie canadienne s’était avancée plus loin en territoire français que toutes les autres forces alliées. Toutefois, il va sans dire que les pertes humaines ont été terribles : 359 soldats canadiens ont perdu la vie et 715 autres ont été blessés ou capturés. Au total, du côté des alliés, on a enregistré 10 000 victimes, dont 4 414 morts.

La percée des troupes canadiennes après le débarquement à Juno Beach a été une victoire. Bien qu’il s’agisse d’un événement important dans l’histoire canadienne, il n’y a aucun monument distinct à Juno Beach qui soit comparable au monument colossal qui commémore la bataille de la crête de Vimy qui figure sur les billes de 20 $ et aux pages 22 et 23 du passeport canadien.

Néanmoins, on trouve un centre d’interprétation à Juno Beach, où les visiteurs peuvent constater par eux-mêmes l’horreur du débarquement.

(1340)

Le Sénat a le devoir de célébrer la mémoire des soldats canadiens, britanniques, américains et français qui ont risqué leur vie pour nos droits et nos libertés et pour l’existence d’un monde libre. Nous leur devons tous un profond respect et une gratitude éternelle. Nous ne les oublierons jamais.

Des voix : Bravo!