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Le système de paie Phénix

Le système de paie Phénix

Le système de paie Phénix

L’honorable Terry M. Mercer (leader adjoint des libéraux au Sénat) : 

Honorables sénateurs, j’aimerais que, tous, nous considérions avec attention la question que je m’apprête à poser. Quand vous voulez acheter une nouvelle voiture, que faites-vous? Vous faites un peu de recherche, en ligne surtout, sur ce que vous voulez, comment vous voulez la payer. Si vous convoitez une voiture d’occasion, vous vérifiez l’historique de la voiture, si elle a été impliquée dans des accidents et ainsi de suite. Ce faisant, si vous découvrez qu’un véhicule a été impliqué dans un accident, l’achèterez-vous? Peut-être pas.

Je pose cette question au représentant du gouvernement au Sénat pour une raison bien précise, que je juge importante. Nous savons que l’Australie a appris à ses dépens que le système de paie Phénix avait des lacunes; pourtant, on dirait que le gouvernement, sous le premier ministre Stephen Harper, n’en savait rien. Il est quand même allé de l’avant et a octroyé un contrat à IBM pour construire notre système de paie Phénix.

Le représentant du gouvernement pourrait-il nous dire comment cela a seulement pu se produire, et si le gouvernement savait dans quoi il s’embarquait?

L’honorable Peter Harder (représentant du gouvernement au Sénat) : Je remercie le sénateur de poser cette question. Permettez-moi de dire simplement que, lorsque le gouvernement est arrivé au pouvoir, la transition vers le système Phénix était bien entamée. Malheureusement, la décision avait été prise, avant son arrivée au pouvoir, de renvoyer un grand nombre de commis au traitement de la paie du gouvernement du Canada, au motif que le nouveau système serait assez efficient et efficace pour être facilement mis en ligne.

Oui, c’est vrai qu’il y a eu quelques pépins pendant que le gouvernement cherchait à remédier à la situation. Comme elle l’a annoncé, la ministre responsable en a fait sa grande priorité. Le gouvernement du Canada y a affecté beaucoup de ressources : il a fait revenir au travail plus de 600 conseillers en rémunération, il a investi dans des moyens technologiques qui permettent d’accélérer les mesures correctives et il suit les choses de très près. La situation est inacceptable, mais elle est le résultat de mesures prises par l’ancien gouvernement, et le gouvernement actuel cherche à la corriger.

Le sénateur Mercer : Des pépins, c’est peu dire, Votre Honneur. Pour les fonctionnaires fédéraux dont la paie a été interrompue à cause du mauvais système qui a été mis en œuvre par l’ancien gouvernement, ce ne sont pas de simples pépins, mais tout un sac d’os.

Honorables sénateurs, il semble que le gouvernement ait acheté un citron. Il dépense maintenant des centaines de millions de dollars pour corriger un problème qu’il aurait dû prévoir. Une simple petite recherche sur Internet concernant le système de rémunération Phénix aurait permis de constater les problèmes que ce système a déjà causés ailleurs dans le monde. Maintenant que ce désastre a été refilé au nouveau gouvernement du premier ministre Trudeau, que prévoit-on faire pour récupérer les fonds qui servent à régler un problème qui ne semble pas avoir de solution? Quand le gouvernement poursuivra-t-il IBM?

Le sénateur Harder : Je remercie l’honorable sénateur de sa question. Comme il le sait, le gouvernement a fait des annonces officielles et il voit à ce que les obligations du contrat soient respectées. Nous nous en tenons au contrat. Si certaines conditions ne sont pas respectées, nous suivrons ce que stipule le contrat en cas de non-respect des dispositions.