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L’École Polytechnique de Montréal — les victimes de la tragédie

L’École Polytechnique de Montréal — les victimes de la tragédie

L’École Polytechnique de Montréal — les victimes de la tragédie

L’honorable Joan Fraser : 

C’était la fin d’un après-midi d’hiver. Dans les rues de Montréal, il y avait des bancs de neige et, dans la cafétéria de l’École Polytechnique, on avait accroché les décorations de Noël. Et puis… L’horreur s’est produite.

 

Vingt minutes plus tard, ces femmes étaient mortes.

Anne-Marie Lemay en était à sa quatrième année d’études en génie mécanique.

Anne-Marie Edward était une adepte des sports de plein air et étudiait en génie chimique.

Annie St-Arneault, une étudiante en génie mécanique originaire de La Tuque, au Québec, a été assassinée pendant qu’elle écoutait un exposé lors de son dernier cours avant l’obtention de son diplôme.

Annie Turcotte, une jeune femme douce et athlétique, en était à sa première année d’études en génie métallurgique.

Barbara Daigneault devait obtenir son diplôme à la fin de l’année.

Barbara Klucznik Widajewicz était une étudiante de première année en sciences infirmières qui, avec son mari, avait quitté la Pologne à peine deux ans plus tôt pour s’établir à Montréal.

Geneviève Bergeron, une boursière qui en était à sa deuxième année d’études en génie mécanique, jouait de la clarinette et faisait partie d’une chorale professionnelle.

Hélène Colgan, qui en était à sa dernière année d’études en génie mécanique, souhaitait faire une maîtrise.

Maryse Laganière travaillait à la section chargée du budget de l’École Polytechnique.

Maryse Leclair était une brillante étudiante qui en était à sa quatrième année en génie métallurgique. Sa dépouille a été trouvée par son père, le lieutenant Pierre Leclair, du Service de police de Montréal.

Maud Haviernick et Michèle Richard, qui en étaient toutes deux à leur deuxième année d’études en génie métallurgique, présentaient ensemble un exposé lorsqu’elles ont été assassinées.

Nathalie Croteau, une autre finissante en génie mécanique, prévoyait partir en vacances au Mexique.

Enfin, Sonia Pelletier, qui était à la tête de sa classe, été tuée la veille de l’obtention de son diplôme en génie mécanique.

Comme l’a dit la sénatrice Galvez, songez à tout ce qu’elles auraient pu réaliser pour leur collectivité et leur pays si elles n’avaient pas été assassinées.