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Les affaires étrangères et le commerce international – Le Venezuela

Les affaires étrangères et le commerce international – Le Venezuela

Les affaires étrangères et le commerce international – Le Venezuela

L’honorable Mobina S. B. Jaffer : 

Ma question s’adresse au leader du gouvernement au Sénat. Monsieur le leader, les Vénézuéliens ont plus que jamais besoin de notre aide. Leur économie est en déroute, le taux d’inflation annuel s’élevant maintenant à 83 000 p. 100. Pour mettre les choses en perspective, cela signifie que les Vénézuéliens ne sont même plus en mesure de se procurer les biens les plus essentiels. Les rayons des supermarchés sont vides, l’eau est rare et les familles ne savent jamais, d’une journée à l’autre, si elles auront accès à l’électricité.

Les Vénézuéliens sont contraints de fuir leur pays parce que les hôpitaux n’ont plus de médicaments, et les femmes enceintes doivent traverser la frontière pour se procurer des vaccins d’importance vitale pour leur enfant à naître.

Monsieur le leader, il s’agit d’une crise humanitaire, et je suis fière de constater que le Canada a décidé d’offrir de l’aide aux Vénézuéliens en versant les 5,3 millions de dollars que la ministre Freeland avait promis en mai dernier. Cependant, aucune autre mesure n’a été annoncée depuis que cette promesse a été faite. Monsieur le leader, je vous demanderais de faire le point sur le financement des efforts de secours humanitaire.

L’honorable Peter Harder (représentant du gouvernement au Sénat) : Je remercie l’honorable sénatrice de sa question. Il s’agit effectivement d’une situation en constante évolution, et je suis convaincu qu’il y aura d’autres annonces qui seront faites à cet égard. J’aimerais, tout d’abord, mentionner les sanctions prises par le gouvernement du Canada à l’égard de certains membres du gouvernement Maduro.

Mes collègues ne sont pas sans savoir que le gouvernement a pris de nouvelles sanctions à l’égard de 14 figures marquantes de ce régime, et nous avons réduit nos liens diplomatiques en raison de nos préoccupations par rapport à la direction du gouvernement de ce pays. Notre gouvernement est très préoccupé par la détérioration de la situation économique et politique au Venezuela. Il travaille en étroite collaboration avec le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés ainsi qu’avec des répondants canadiens du secteur privé pour identifier les personnes les plus vulnérables en vue de leur réinstallation. Certaines personnes, comme l’a souligné la sénatrice, ont déjà quitté le Venezuela, et j’aimerais souligner que l’Équateur en accueille un grand nombre.

Le gouvernement réinstalle ceux dont les cas leur sont soumis par l’UNHCR et ceux qui sont parrainés par le secteur privé. Je me ferai un plaisir de vous donner des chiffres précis à une date ultérieure. Sur ce point aussi, les choses évoluent.

Depuis 2017, le Canada a versé plus de 2,2 millions de dollars en aide humanitaire directe, notamment au Programme alimentaire mondial des Nations Unies, à Action contre la faim et à la Société colombienne de la Croix-Rouge, afin de fournir des services de base ainsi que des activités axées sur l’inclusion et l’égalité entre les sexes aux populations touchées en Colombie, où se trouve aussi un important groupe d’accueil.

La sénatrice Jaffer : Merci beaucoup, monsieur le leader, pour votre réponse détaillée. Je vous en suis reconnaissante.

S’il y a quelqu’un qui sait cela, c’est bien vous. Je n’ai jamais vu à la télévision — pourtant, j’ai moi-même été réfugiée et j’ai participé à la résolution de crises migratoires — autant de femmes et de bébés traverser la frontière. C’est à fendre le cœur.

Monsieur le leader, vous avez participé au programme Femmes en péril. Notre gouvernement va-t-il se décider à faire venir ces femmes et ces enfants dans notre pays dans le cadre du programme Femmes en péril?

Le sénateur Harder : Je le répète, je vais me renseigner expressément à ce sujet, mais je tiens à assurer à la sénatrice que les programmes comme Femmes en péril sont exactement ceux qui sont utilisés dans des situations comme celles-là en raison des collectivités et des groupes vulnérables qui sont ciblés. En tant que gouvernement, nous travaillons en étroite collaboration avec le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés afin de soutenir les plus vulnérables de ce groupe.