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Les centres d’hébergement

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Les centres d’hébergement


Publié le 26 septembre 2017
Hansard et déclarations par l’hon.

L’honorable Art Eggleton :

Monsieur le ministre, bienvenue encore une fois. Il y a un paragraphe de la lettre de mandat que le premier ministre vous a remise sur lequel j’aimerais attirer votre attention. C’est celui qui vous demande de collaborer avec la ministre de la Condition féminine et avec la ministre des Affaires autochtones et du Nord afin « […] d’élargir et de maintenir le réseau canadien de centres d’hébergement et de maisons de transition de manière à ce que toute personne fuyant une situation de violence familiale puisse trouver un endroit où se réfugier ».

Comme vous le savez, monsieur le ministre, les femmes victimes de violence conjugale risquent davantage de se retrouver à la rue que les Canadiens en général, et c’est d’autant plus vrai chez les femmes autochtones.

Selon le Rond-point de l’itinérance, chaque nuit au Canada, 3 491 femmes et leurs 2 724 enfants doivent dormir dans un centre d’hébergement, parce que leur foyer n’est pas sûr.

Si les centres d’hébergement peuvent être une solution en cas d’urgence, ils ne constituent pas une solution à long terme, ni même à moyen terme. Ces femmes et leurs enfants doivent pouvoir trouver une résidence permanente rapidement s’ils veulent retrouver un semblant de normalité dans leur vie.

C’est à de tels besoins que l’approche Logement d’abord en matière d’itinérance vise à répondre.

La question que je souhaite vous poser aujourd’hui comprend deux volets. D’une part, avec quelle nouvelle ministre responsable des questions autochtones allez-vous travailler sur ce dossier? D’autre part, plus important encore, qu’a fait le gouvernement jusqu’à présent pour que les femmes et leurs enfants puissent se sortir du système de refuges et trouver un logement plus stable lorsqu’elles fuient un conjoint violent?

L’honorable Amarjeet Sohi, C.P., député, ministre de l’Infrastructure et des Collectivités : Merci d’avoir posé cette question. Je souhaite vous raconter une histoire. C’est une histoire de lutte, mais aussi d’espoir.

À l’époque où j’étais conseiller municipal, j’ai reçu un appel d’une jeune mère de trois enfants qui avait besoin d’aide. Elle allait bientôt être expulsée d’un refuge, car elle avait des problèmes de santé mentale et de toxicomanie. Heureusement, il y avait déjà à l’époque des services de soutien au sein de la collectivité. Mon bureau a donc été capable de l’orienter vers l’initiative Logement d’abord.

Je l’ai croisée un an plus tard et j’ai appris que, pendant cette année-là, elle avait été capable de reprendre sa vie en main. Ses enfants étaient de retour à l’école, elle avait un emploi stable et elle était suivie pour ses problèmes de santé mentale.

Voilà ce que cela veut dire. Cette histoire nous montre que les gens peuvent réussir lorsqu’ils ont un endroit sécuritaire et stable où vivre. Imaginez un instant si cette mère n’avait pas eu ce lieu. Que leur serait-il arrivé, à elle et à ses enfants? Cela aurait été une perte pour la société et pour elle.

C’est pourquoi le gouvernement est déterminé à élaborer une stratégie nationale sur le logement. Le ministre Duclos a lancé des consultations avec les provinces, les territoires et les municipalités. Nous allons investir près de 12 milliards de dollars dans ce projet. Ce sont de nouveaux fonds qui s’ajoutent aux fonds déjà disponibles.

Dans son budget de 2016, le gouvernement a mis l’accent sur les refuges pour les femmes autochtones. Près de 200 millions de dollars ont été investis dans ce domaine.

À la suite de la création du ministère des Services aux Autochtones, qui relève de la ministre Philpott, je travaille maintenant en étroite collaboration avec le ministre Duclos. Nos efforts seront davantage axés en ce sens, parce qu’il s’agit d’une question qui est très importante pour nous tous. Les gens doivent avoir un endroit stable où vivre, surtout les femmes qui fuient la violence familiale.