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Les pertes d’emploi dans le Canada atlantique—La fonction publique fédérale

Les pertes d’emploi dans le Canada atlantique—La fonction publique fédérale

Les pertes d’emploi dans le Canada atlantique—La fonction publique fédérale

L’honorable Jane Cordy : 

Sénateur Harder, entre 2008 et 2017, 1 513 emplois au sein de la fonction publique fédérale ont été éliminés dans le Canada atlantique, dont 1 383 dans ma province, la Nouvelle-Écosse. Ainsi, la Nouvelle-Écosse a essuyé plus de 90 p. 100 des pertes d’emploi du Canada atlantique. Au cours de la même période, le nombre d’emplois dans la fonction publique fédérale à Ottawa s’est accru de 4 924.

Sénateur Harder, par le passé, le tiers des emplois de la fonction publique fédérale étaient situés dans la région de la capitale nationale, les deux autres tiers étant répartis partout au pays. Au cours des 10 dernières années, la tendance montre que le gouvernement fédéral réduit de plus en plus le nombre d’emplois de la fonction publique fédérale dans les régions et l’augmente dans la région de la capitale nationale.

La perte de ces emplois en Nouvelle-Écosse est considérable. On estime qu’elle a coûté aux Néo-Écossais 830 millions de dollars en salaires perdus depuis 10 ans.

Quelle est la raison des pertes d’emplois disproportionnées en Nouvelle-Écosse, alors que le nombre d’emplois dans la région de la capitale nationale augmente considérablement? Que fait le gouvernement pour assurer une répartition juste des embauches au sein de la fonction publique fédérale dans toutes les régions du pays?

L’honorable Peter Harder (représentant du gouvernement au Sénat) : Je remercie la sénatrice de sa question. C’est une question importante, non seulement pour sa province, mais aussi pour le reste du Canada en dehors de la région de la capitale nationale. Évidemment, je vais me renseigner auprès du ministre responsable.

Par ailleurs, je signale que le président du Conseil du Trésor sera le ministre que nous accueillerons à la période des questions, à notre retour. Je précise en outre que la responsabilité dont il est question relève, du moins collectivement, du gouvernement du Canada et, à titre de président du Conseil du Trésor, c’est au député de la Nouvelle-Écosse qu’il incombe de s’en occuper.

Au cours des 10 dernières années, il y a effectivement eu un regroupement considérable de certains services dans certains ministères, notamment Anciens Combattants et Pêches et Océans. Néanmoins, au cours des deux dernières années, ces ministères se sont montrés ouverts à la nécessité d’affecter des employés dans les collectivités canadiennes qui ont besoin de services.

La sénatrice Cordy : Je vous remercie beaucoup. Ce sont de bonnes questions à poser au ministre Brison parce que, pour une petite province comme la Nouvelle-Écosse, une perte salariale de 830 millions de dollars sur une période de 10 ans constitue un énorme manque à gagner. Ces emplois sont bien rémunérés. Or, il est établi qu’un employé qui gagne un bon salaire peut se permettre d’aller au restaurant, d’acheter dans les commerces et de se prévaloir des services offerts dans les villes et les petites localités.

La tendance en matière d’embauche me semble fort inquiétante. Les Néo-Écossais craignent que les nouveaux emplois qui seront offerts dans la fonction publique fédérale ne continuent d’être concentrés dans la région d’Ottawa.

Dans le budget présenté cette semaine, le gouvernement s’est engagé à augmenter à plus de 1 500 le nombre d’employés travaillant sur le dossier des problèmes de paie liés à Phénix au centre des services de paie et dans les bureaux satellites. Lorsque vous rencontrerez le ministre Brison, lui demanderiez-vous également — nous pourrions peut-être le lui demander nous-mêmes lorsqu’il viendra au Sénat — de fournir au Sénat les détails concernant le lieu d’affectation des nouveaux employés? Espérons qu’ils seront affectés dans les régions, et non à Ottawa.

Le gouvernement donnera-t-il l’assurance qu’une proportion raisonnable des nouvelles recrues sera affectée dans les régions?

Le sénateur Harder : Je m’engage à trouver des réponses à ces questions et à m’assurer que le ministre soit prêt à y répondre si jamais elles lui sont posées lors de son passage à la prochaine séance du Sénat.