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L’explosion d’Halifax — Le centième anniversaire

L’explosion d’Halifax — Le centième anniversaire

L’explosion d’Halifax — Le centième anniversaire

L’honorable Jane Cordy : 

Honorables sénateurs, je suis heureuse d’intervenir aujourd’hui pour souligner le 100e anniversaire de l’explosion d’Halifax et pour vous livrer mes réflexions sur cette tragédie. À pareille date, en 1917, l’Imo, un navire de secours norvégien, entre en collision avec le navire français Mont-Blanc dans le port d’Halifax. Le Mont-Blanc est alors la proie des flammes. L’incendie qui s’ensuit fait exploser près de 6 millions de livres d’explosifs se trouvant dans la cale du Mont-Blanc.

Ce jour-là, plus de 2 000 personnes périssent, dont 500 enfants, et 9 000 autres sont gravement blessées. Le port d’Halifax et ses environs sont presque anéantis. Des collectivités entières perdent leurs entreprises, leurs foyers et leurs familles. Aujourd’hui, 100 ans plus tard jour pour jour, les gens de la Nouvelle-Écosse se ressentent encore des répercussions de ce désastre.

La destruction touche aussi l’Île-du-Prince-Édouard et le Cap-Breton. Des bâtiments historiques et des symboles culturels, comme la brasserie Oland de Dartmouth, disparaissent. Le Nova Scotia Hospital de Dartmouth accueille un grand nombre des victimes et, comme le font si bien les Néo-Écossais, les gens s’entraident.

En tant que Néo-Écossaise, c’est avec fierté et humilité que je me compte parmi eux en ce jour de commémoration. Nous avons énormément perdu, mais nous nous sommes brillamment remis sur pied.

Au moment de l’explosion, un canon du Mont-Blanc s’est détaché du navire et a été propulsé presque trois kilomètres plus loin, dans le nord de Dartmouth. L’ancre du navire, elle, s’est retrouvée quatre kilomètres plus loin, sur le Northwest Arm, à Halifax. Aujourd’hui, ces deux emplacements ont une place dans notre histoire commune, nous rappelant l’ampleur de la dévastation et le sacrifice de toutes les personnes qui ont été touchées, d’une façon ou d’une autre, par cette tragédie.

L’explosion d’Halifax a été catastrophique, mais, derrière elle, une lueur d’espoir pour l’avenir a continué de briller pour les Néo-Écossais et, en fait, tous les Canadiens. La Ville de Boston nous a en outre prêté main-forte quand nous en avons eu besoin, nous envoyant du ravitaillement et de l’aide alors que tout nous semblait perdu. Encore aujourd’hui, la Nouvelle-Écosse envoie un arbre de Noël à la Ville de Boston pour lui exprimer sa plus profonde et sincère gratitude. Comme l’a mentionné le sénateur Mercer dans sa déclaration, cette année, l’arbre provient du comté d’Inverness, dans l’île du Cap-Breton.

Nous avons l’occasion aujourd’hui de nous remémorer cette catastrophe tout en nous tournant vers l’avenir avec espoir. Cette explosion doit nous rappeler que nous pouvons travailler ensemble et surmonter l’adversité même dans des moments de profonde tristesse. La Nouvelle-Écosse s’est reconstruite et s’est développée en raison de la force des survivants, de ses voisins de la région de l’Atlantique, du Canada et de Boston. Nous avons réussi à nous en remettre rapidement grâce à l’esprit combatif des Néo-écossais.

Aujourd’hui, cet esprit est bien vivant. Il témoigne de notre passé. Il est reconnaissant du présent. Il est optimiste et enthousiaste face à l’avenir.