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L’oléoduc Trans Mountain

L’oléoduc Trans Mountain

L’oléoduc Trans Mountain

L’honorable Mobina S. B. Jaffer : 

Monsieur le ministre, je vous remercie de votre présence au Sénat aujourd’hui. Je viens de la Colombie-Britannique. J’habite sur la rive nord, où je peux jouir de la beauté et des attributs de ma magnifique province, comme le font tous les Britanno-Colombiens. Nous nous inquiétons du sort de la province et de ses lacs et, surtout, nous nous soucions de l’héritage que nous laisserons à nos petits-enfants.

Vendredi dernier, Elizabeth May, députée et chef du Parti vert, a été arrêtée à Burnaby au cours d’une manifestation contre l’oléoduc Trans Mountain. Tandis qu’on l’emmenait, elle a posé certaines questions qui expliquent sa présence à la manifestation.

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De nombreuses personnes de la Colombie-Britannique m’ont appelée pour me demander d’obtenir du gouvernement des réponses aux questions qu’elle a posées. J’ai maintenant la chance de vous avoir devant moi au Sénat.

Voici les questions qu’elle a posées. J’aimerais que vous y répondiez et que vous nous fassiez part de ce que le gouvernement a à dire à ce sujet. Je vous ai remis mes questions pour que vous les ayez sous les yeux.

Premièrement, elle demande pourquoi le bitume doit être transporté sans être d’abord raffiné en Alberta. En raffinant d’abord le bitume, on pourrait sauver des centaines de lacs.

Deuxièmement, elle estime que les permis n’ont pas été délivrés à Kinder Morgan conformément à la procédure normale. Selon elle, ces permis ne respectent pas les droits des intervenants ni ceux des peuples autochtones des territoires touchés. Elle estime que le projet de construction d’un pipeline en 2018, alors que nous sommes en pleine crise climatique, est un crime contre les prochaines générations.

Monsieur le ministre, voici ma question : que doit-on répondre aux questions d’Elizabeth May et, surtout, comment peut-on dire aux Britanno-Colombiens que ce projet de pipeline est dans leur intérêt?

L’honorable Jim Carr, C.P., député, ministre des Ressources naturelles : Il est dans l’intérêt de tous les Canadiens, y compris des Britanno-Colombiens, et ce, pour les raisons que j’ai données.

La sénatrice sait peut-être que du bitume dilué circule dans ce pipeline depuis 30 ans et qu’il a été construit en 1953.

La sénatrice est peut-être aussi au courant de l’augmentation de la circulation maritime dans la baie Burrard. Certains aiment dire qu’il s’agit d’une augmentation de 700 p. 100. Ce pourcentage est exact : nous sommes passés de 5 pétroliers par mois à 35. Il s’agit d’une augmentation d’un pétrolier à double coque par jour, accompagné par des escortes sûres dans le cadre d’un régime de calibre mondial qui représente un investissement de 1,5 milliard pour l’ensemble des côtes canadiennes, pas seulement celles de la Colombie-Britannique.

C’est très important pour moi d’insister — et je suis heureux d’avoir l’occasion de le faire devant les sénateurs aujourd’hui — sur le fait que, au Canada ou ailleurs dans le monde, il est devenu impossible de parler de l’exploitation des ressources sans penser à la gérance de l’environnement aux plus hauts niveaux et, j’ajouterais même, sans consulter sérieusement les Autochtones.

Nous croyons qu’il s’agit des trois piliers d’une politique réussie pour le Canada. Nous sommes d’avis que nous les respectons tous les trois.

Que puis-je ajouter au sujet d’Elizabeth May? Ma réponse vous suffit-elle?