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Message de la Chambre des communes concernant le projet de loi C-91, Loi concernant les langues autochtones

Message de la Chambre des communes concernant le projet de loi C-91, Loi concernant les langues autochtones

Message de la Chambre des communes concernant le projet de loi C-91, Loi concernant les langues autochtones

L’honorable Lillian Eva Dyck : 

Honorables sénateurs, j’aimerais dire quelques mots. J’ai été inspirée par la question qu’a posée le sénateur Richards. Comme le sénateur Patterson l’a dit à titre de porte-parole pour le projet de loi, le comité a mené la plupart de ses études de manière très collégiale et respectueuse. C’est certes ce qu’il a fait dans ce cas-ci.

L’un des sujets abordés au comité, qui est soulevé dans le rapport, est précisément l’objet de la question du sénateur, à savoir qui va enseigner ces langues?

Comme nous le savons, c’est souvent des enseignants certifiés qui s’acquittent de cette tâche. Nous avons exhorté le gouvernement à accepter que des personnes parlant couramment ces langues puissent aussi l’enseigner. Certaines de ces personnes sont en mesure de transmettre ces langues, mais elles ne détiennent pas nécessairement un diplôme ou un baccalauréat en éducation.

Les locuteurs et les aînés sont ceux qui transmettront ces langues. À Saskatoon, par exemple, le centre culturel autochtone de la Saskatchewan possède des enregistrements d’aînés parlant dans leur langue. Des ressources sont offertes dans ces organismes communautaires.

On a beaucoup dit au comité qu’il était nécessaire de faire appel aux aînés, d’utiliser les ressources disponibles dans les communautés, et de ne pas compter seulement sur les universités et les enseignants qui s’appuient sur leur savoir théorique.

Je suis heureuse que le gouvernement ait accepté un certain nombre de nos amendements. Puisque je n’en ai pas la liste complète devant moi, je ne peux pas faire une analyse détaillée. Nous avons un bon projet de loi à mon avis. D’après ce que nous avons entendu, les gens étaient très contents d’avoir ce projet de loi, même sans les amendements, parce que, comme l’a dit le sénateur Patterson, on reconnaît le droit d’apprendre dans sa propre langue, ce qui représente un grand pas en avant.

C’est un petit pas dans la bonne direction, mais il compte beaucoup. Je ne dirais pas que les amendements ont été dilués. Je dirais que c’est un bon projet de loi. C’est un bon point de départ. Je conclurai en disant que notre comité a toujours été efficace en matière de suivi. Nous avons fait un suivi en ce qui concerne le projet de loi S-3. Nous en avons également fait un du projet de loi C-45. C’est un exercice que nous devons continuer de faire. Je suis persuadée que les membres de ce comité vont suivre les progrès de ce projet de loi sur les langues autochtones.

Je sais que des membres de la communauté vont continuer de nous écrire pour nous demander ce qui se passe et nous demander d’intervenir et de continuer de réclamer que ce projet de loi soit amélioré et d’engager le prochain gouvernement à prendre d’autres mesures.

Des voix : Bravo!