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Mme Rinelle Harper

Mme Rinelle Harper

Mme Rinelle Harper

Mme Rinelle Harper


Publié le 11 décembre 2014
Hansard et déclarations par l’hon. Lillian Eva Dyck

L’honorable Lillian Eva Dyck :

Honorables sénateurs, le mardi 9 décembre 2014, l’Assemblée des Premières Nations a donné le coup d’envoi à son Assemblée spéciale des chefs, qui avait lieu à Winnipeg, au Manitoba. Comme vous le savez, le chef Perry Bellegarde, de la Saskatchewan, a été élu nouveau chef national. Par ailleurs, la première journée de l’assemblée a été tout à fait remarquable en raison du courage d’une jeune Autochtone de 16 ans, Rinelle Harper.

Comme les honorables sénateurs le savent, en novembre, Rinelle a été agressée sexuellement, battue violemment et laissée pour morte sur le bord de la rivière Assiniboine, à Winnipeg. Elle a été découverte à cet endroit plus tard et, chose remarquable, elle a survécu à cette violente attaque. Deux hommes sont maintenant accusés d’agression sexuelle et de tentative de meurtre dans cette affaire. Les paroles qu’elle a adressées à l’assemblée étaient puissantes, et j’aimerais les lire pour qu’elles figurent dans le compte rendu :

Je m’appelle Rinelle Harper, et je suis membre de la nation de Garden Hill. Je suis ici pour parler de la fin de la violence faite aux jeunes femmes (autochtones).

Je suis heureuse d’être ici aujourd’hui pour vous dire quelques mots au nom de ma famille, et je remercie tout le monde pour ses encouragements et ses prières. Je sais qu’un peu partout au pays, plusieurs personnes cherchent déjà des moyens de mettre fin à la violence contre les femmes et les jeunes filles autochtones, mais personnellement, je souhaite simplement continuer à vivre ma vie, et je suis contente de savoir que je vais pouvoir retourner à l’école, revoir mes amis et passer du temps avec ma famille. Parmi les personnes qui sont venues me voir, certaines m’ont raconté leur processus de guérison. J’aimerais que tout le monde se rappelle ces quelques mots tout simples : amour, gentillesse, respect et pardon. La survivante que je suis vous met humblement au défi, tous autant que vous êtes, de réclamer une commission nationale d’enquête sur les femmes autochtones tuées ou portées disparues. Meegwitch. Merci.

Honorables sénateurs, j’espère que vous vous joindrez à moi pour féliciter Rinelle du courage incroyable et de la détermination dont elle fait preuve. J’espère aussi que ses mots sauront toucher les sénateurs et les convaincre de relever le défi qu’elle nous lance , celui de réclamer la tenue d’une commission nationale d’enquête sur les femmes autochtones tuées ou portées disparues.