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Troisième lecture du projet de loi S-248, Loi instituant la Journée nationale des médecins

Troisième lecture du projet de loi S-248, Loi instituant la Journée nationale des médecins

Troisième lecture du projet de loi S-248, Loi instituant la Journée nationale des médecins

L’honorable Jane Cordy propose que le projet de loi S-248, Loi instituant la Journée nationale des médecins, soit lu pour la troisième fois.

— Honorables sénateurs, je suis heureuse de prendre la parole à l’étape de la troisième lecture du projet de loi que je parraine, soit le projet de loi S-248, qui vise à désigner le 1er mai comme Journée nationale des médecins au Canada.

Je tiens à remercier le premier parrain du projet de loi, le sénateur Eggleton, d’avoir fait le nécessaire pour présenter le projet de loi S-248 au Sénat. Je suis heureuse de prendre la relève comme marraine du projet de loi.

Pourquoi avoir choisi le 1er mai pour souligner une journée nationale des médecins? Honorables sénateurs, nous avons choisi le 1er mai parce que c’est l’anniversaire de l’une des personnes les plus influentes de l’histoire de la profession médicale au Canada, soit la Dre Emily Stowe, première femme à pratiquer la médecine au pays. Emily Stowe est née en 1831, dans le canton de Norwich, en Ontario. C’est à la suite de la maladie d’un proche atteint de la tuberculose qu’elle a voulu faire carrière en médecine.

À l’époque, les femmes n’étaient pas admises dans les facultés de médecine des collèges et des universités du pays. Cela n’a pas empêché Emily Stowe de décrocher un diplôme de médecine en allant étudier au New York Medical College for Women, aux États-Unis. Elle est revenue au Canada après ses études pour ouvrir un cabinet médical à Toronto.

La Dre Stowe incarne parfaitement le dévouement et la bienveillance dont font preuve nos médecins dans la prestation de soins de santé aux Canadiens. Son héritage survit chez les Canadiennes qui lui emboîtent le pas pour étudier la médecine. De nos jours, près des deux tiers des médecins de famille de moins de 35 ans sont des femmes, et cette tendance s’observe aussi chez les étudiants et résidents en médecine.

Honorables sénateurs, les médecins canadiens travaillent inlassablement pour offrir des soins de santé. Toutefois, dans l’exercice de leur profession, ils se heurtent parfois à des difficultés que le public ne voit pas. Comme l’a indiqué la sénatrice Seidman dans ses observations à l’égard du projet de loi :

[…] l’AMC a mené une enquête et a constaté que 54 p. 100 des médecins manifestent des signes d’épuisement professionnel et ne réussissent pas à trouver le type de conciliation travail-vie personnelle qui leur permettrait de fournir les meilleurs soins à leurs patients et d’avoir un bon état de santé mentale afin de bien fonctionner pour nous tous.

Honorables sénateurs, cela a tendance à préoccuper particulièrement les médecins qui travaillent dans les collectivités rurales et éloignées.

Dans son témoignage devant le comité, le Dr Sandy Buchman, président désigné de l’Association médicale canadienne, a parlé des médecins canadiens qui font de l’excellent travail. Il a parlé du Dr David Kim, un jeune urgentiste qui travaille à Vancouver. Le Dr Kim a reconnu que les longues heures et les exigences de sa profession avaient un effet négatif sur lui et ses collègues. Il a établi des services de soutien pour que ses collègues puissent garder une bonne santé physique et mentale.

Honorables sénateurs, j’ai eu le privilège, au cours des dernières semaines, de collaborer étroitement avec le milieu de la drépanocytose, et j’ai pu constater l’excellent travail que font les professionnels de la santé. L’année dernière, j’ai eu l’occasion de visiter la clinique de la drépanocytose et de la thalassémie de l’Hôpital général de Toronto. Je crois que c’est la plus grande en son genre au Canada. On y traite plus de 700 patients atteints de drépanocytose. Ce fut pour moi un privilège de rencontrer le Dr Jacob Pendergrast et son équipe médicale lors de mon passage, et de voir de mes yeux l’excellent travail qu’ils font.

Honorables sénateurs, la création d’une journée nationale des médecins donnera aux Canadiens une excellente occasion de montrer leur appréciation à ceux qui nous fournissent des soins de santé de réputation mondiale. Nous sommes tous très fiers de la réputation du système de soins de santé universel du Canada, mais il faut beaucoup de gens pour le faire fonctionner et fournir tous les services. Une journée nationale des médecins rappellera aux Canadiens le travail des médecins et nous donnera l’occasion de montrer que nous apprécions tout ce qu’ils font pour notre bien-être.

Une journée nationale des médecins donnera aussi l’occasion aux médecins de communiquer avec les Canadiens pour les aider à comprendre ce à quoi ils sont confrontés lorsqu’ils dispensent les soins de santé. Nous leur en demandons beaucoup, et une meilleure compréhension de notre part pourrait alléger certaines de leurs difficultés.

Honorables sénateurs, en adoptant le projet de loi C-248, le Canada instaurera officiellement à l’échelle nationale ce qui existe actuellement en Ontario et dans ma province, la Nouvelle-Écosse — une journée des médecins. J’ai hâte de voir, avec votre appui, le projet de loi C-248 adopté au Sénat, et de souligner avec vous la première journée nationale des médecins.

Je vous remercie.