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Virginia Pechawis

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Publié le 16 novembre 2016
Hansard et déclarations par l’hon. Lillian Eva Dyck @fr

L’honorable Lillian Eva Dyck :

Honorables sénateurs, avant de commencer, je voudrais bien chaleureusement souhaiter la bienvenue aux nouveaux sénateurs et les féliciter.

Honorables sénateurs, j’attire votre attention sur Virginia Pechawis, ancienne combattante de la Seconde Guerre mondiale qui a joué un rôle important dans l’histoire des Premières Nations de la Saskatchewan. C’est un témoin vivant des contributions apportées par les Premières Nations du Canada pendant la Seconde Guerre mondiale. Mais comme elle est modeste, elle minimise le rôle qu’elle a joué. « Je ne crois pas être quelqu’un de spécial, dit-elle, je veux simplement être moi-même. » C’est ce qu’elle affirme, à l’âge de 89 ans, dans sa maison de la réserve de la nation de Mistawasis, au nord de Leask, en Saskatchewan.

À l’âge de 18 ans, Virginia veut connaître le monde. Après s’être dit : « Je vais peut-être m’engager dans l’armée », elle va s’inscrire au bureau de Prince Albert.

Elle trouve la formation de base difficile, mais gratifiante et affirme : « Une fois habituée, cela ne m’a pas trop dérangée. J’aimais plutôt cela. » Virginia passe la majorité de ses 13 mois dans l’armée à la base militaire de Valcartier, où elle travaille dans les cuisines. Bien qu’elle fut souvent la seule Autochtone, elle déclare ne pas avoir subi de racisme. « On me traitait comme n’importe qui d’autre, » dit-elle.

Cathy Littlejohn, l’auteure du livre Métis Soldiers of Saskatchewan : 1914-1953, publié en 2013, affirme qu’en temps de guerre les soldats autochtones étaient traités en égaux. Dans l’armée, chacun a un rôle à jouer, un rôle vital pour celui des autres.

Pour remercier les anciens combattants, le gouvernement fédéral leur offrait des terres. Cependant, à l’instar d’autres anciens combattants autochtones, lorsque Virginia est rentrée à Mistawasis, elle a reçu moins que les autres parce qu’elle était autochtone. « On ne m’a pas demandé ce que je voulais. On m’a simplement donné des terres sur la réserve, qui de toute façon nous appartenaient déjà, » affirme-t-elle.

En 2012, Virginia a reçu la Médaille du jubilé de diamant de la reine Elizabeth II pour service rendu à son pays. En 2014, elle a fait partie des quelques anciens combattants autochtones de la province à recevoir l’épinglette militaire du lieutenant-gouverneur au cours d’une cérémonie tenue à Saskatoon. Elle a de nouveau minimisé sa contribution : « Je n’avais pas l’impression d’avoir mérité quoi que ce soit, mais je l’ai acceptée. » Par ailleurs, elle reconnaît l’importance de rendre hommage aux Autochtones qui ont combattu pour le Canada. « Je pense que c’est important, a-t-elle dit. Il y a des militaires, surtout des hommes, qui sont morts. »

Virginia vit toujours sur la terre qui lui a été allouée dans la réserve de Mistawasis. « Je ne quitterai jamais cet endroit », a-t-elle déclaré.

Virginia, nous vous remercions d’avoir servi le Canada au cours de la Seconde Guerre mondiale.

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