Canada's Original Think Tank

Yellow Wings to Victory

Yellow Wings to Victory

Yellow Wings to Victory

L’honorable Joseph A. Day (leader des libéraux au Sénat) : 

Honorables sénateurs, l’an prochain marquera le soixante-quinzième anniversaire de la fin du Programme d’entraînement aérien du Commonwealth britannique, un programme qui, pendant la Deuxième Guerre mondiale, fut essentiel à la victoire des Alliés.

Les honorables sénateurs connaissent le rôle important qu’a joué la force aérienne pendant la bataille d’Angleterre. Grâce à cette imposante force aérienne, les nazis n’ont jamais pu envahir l’Angleterre. Ils savent aussi que, lors du débarquement du jour J, les soldats ont été protégés par la force aérienne, et que le Bomber Command a contribué à faire en sorte que la Deuxième Guerre mondiale se termine le plus rapidement possible.

Au début de la guerre, les Alliés ont reconnu qu’il était nécessaire de combler l’écart sur le plan des forces aériennes qui existait entre eux et les puissances de l’Axe. C’est au Canada que s’est déroulé le Programme d’entraînement aérien du Commonwealth britannique, qui visait à combler cet écart. Notre pays a joué un rôle crucial à cet égard, à tel point que Franklin Roosevelt, alors président des États-Unis, a surnommé le Canada l’« aérodrome de la démocratie ».

Tout au long de la guerre, le programme a assuré la formation de plus de 130 000 pilotes, observateurs, mécaniciens de bord et autres membres d’équipage des forces aériennes du Canada, de la Grande-Bretagne, de l’Australie, de la Nouvelle-Zélande et d’autres pays. En outre, 100 aérodromes ont été construits et 107 écoles d’aviation ont ouvert leurs portes.

L’effectif de l’Aviation royale canadienne est passé de 4 000 membres au début de la guerre à plus de 230 000 officiers et sous-officiers, dont plus de 17 000 femmes.

En fait, il y a eu des installations de formation et de soutien dans chaque province, et dans près de 150 localités au Canada. Ma province, le Nouveau-Brunswick, comptait six écoles de pilotage, deux dépôts et une unité d’instruction opérationnelle. Les aéroports de beaucoup de villes et villages modernes, comme Brandon, au Manitoba, et Prince Albert, en Saskatchewan, ont fait partie de cette infrastructure d’aérodromes initiale. De nombreuses bases militaires, comme la Base des Forces canadiennes Moose Jaw et la Base des Forces canadiennes Portage La Prairie, ont aussi déjà été des éléments de ce programme.

L’Association canadienne de la préservation aéronautique représente 25 musées et deux sociétés d’histoire. En l’honneur de l’anniversaire du programme d’entraînement, elle s’est associée avec Next Frame Digital Productions pour créer un documentaire d’une heure et une expérience pédagogique interactive sur Internet intitulés Yellow Wings to Victory. J’encourage les honorables sénateurs à visiter le site yellowwingstovictory.ca pour en apprendre davantage sur ce programme interactif, qui compte sur la narration de M. Tom Cochrane, qui est également colonel honoraire de l’une des bases de l’Aviation royale canadienne. Merci.