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Le maintien en captivité de baleines et de dauphins

Le maintien en captivité de baleines et de dauphins

Le maintien en captivité de baleines et de dauphins

Le maintien en captivité de baleines et de dauphins


Publié le 2 octobre 2014
Votre période des questions par l’hon. Wilfred Moore (retraité)


Appuyez sur la touche de lecture/Play pour écouter le fichier audio de la question. Veuillez prendre note que l’extrait audio est fourni dans la langue utilisée par les sénateurs. Les sénateurs peuvent s’exprimer au Sénat dans la langue officielle de leur choix. Pour accéder à la traduction du texte intégral de la discussion, veuillez cliquer ici.


L’honorable Wilfred P. Moore :

J’adresse aujourd’hui ma question au leader du gouvernement au Sénat. Monsieur le leader, la note et la question suivantes ont été présentées par Mme Carolyn McNaught d’Ottawa, en Ontario. Mme McNaught dit ceci :

Comme moi, bon nombre d’entre vous ont probablement entendu parler du documentaire de 2013 intitulé L’Orque tueuse — ou vu ledit documentaire —, qui décrit les souffrances des épaulards captifs, dans les parcs marins. Plus tôt cette année, un législateur de l’État de la Californie a, en réponse au film, présenté une mesure législative visant à éliminer progressivement, puis à finalement interdire, le maintien d’épaulards en captivité.

Au Canada, Marineland et l’Aquarium de Vancouver maintiennent en captivité plus de 40 baleines et dauphins, dont des bélugas et un épaulard. Ces créatures sont extrêmement intelligentes et sociables, et, normalement, elles parcourent quotidiennement de vastes distances. Malgré cela, le droit canadien autorise à l’heure actuelle le maintien de baleines et de dauphins dans des bassins, afin qu’ils effectuent des tours d’adresse pour des visiteurs payants. Les faits ont démontré que cette pratique cause aux animaux des souffrances injustifiables, et c’est la raison pour laquelle le Chili, le Costa Rica et l’Inde ont interdit le maintien en captivité de baleines et de dauphins.

De plus, bon nombre de pays ont imposé des restrictions sur l’importation et l’exportation de ces créatures, contrairement au Canada, qui impose des restrictions minimales sur l’importation et ne réglemente aucunement l’exportation, ce qui permet à l’Aquarium de Vancouver de prêter des bélugas à SeaWorld aux États-Unis à des fins d’élevage en captivité.

Le maire de Vancouver et Jane Goodall ont réclamé que l’Aquarium de Vancouver cesse de garder en captivité des baleines et des dauphins, et le Toronto Star mène en ce moment une enquête-reportage sur les tristement célèbres conditions au parc Marineland.

Ma question, monsieur le leader, est la question de Mme McNaught : « Le gouvernement serait-il prêt à modifier les dispositions juridiques canadiennes interdisant la cruauté contre les animaux dans le but de mettre progressivement fin au maintien en captivité des baleines et des dauphins, au Canada, puis d’interdire complètement cette pratique? »

 

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