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Blogue

  • Hommage pour Viola Léger

    J’aimerais rendre hommage à une remarquable Néo-Brunswickoise : L’actrice acadienne et ex-sénatrice, l’honorable Viola Léger.

    C’est avec grand chagrin que j’ai appris le retrait de la vie publique de la sénatrice Léger à la suite d’un accident vasculaire cérébral, subi en janvier.

    Souvent décrite comme « l’une des plus brillantes étoiles du monde artistique canadien », elle s’est aussi illustrée sur la scène publique.

    Mme Léger est reconnue dans le monde entier pour le personnage d’une humble femme de ménage acadienne provenant du côté rural du Nouveau-Brunswick : La Sagouine.

    Elle a incarné la Sagouine plus de trois mille fois partout au Canada et à l’étranger entre 1971 et 2016, un personnage dont l’interprétation unique et attachante lui a valu des critiques dithyrambiques.

    Son talent lui a aussi valu de nombreux prix : en 1989, elle était faite officière de l’Ordre du Canada, en 2007, elle recevait l’Ordre du Nouveau-Brunswick, et en 2013, elle recevait le Prix du gouverneur général pour les arts du spectacle.

    En tant qu’artiste, en tant qu’enseignante et en tant que sénatrice, sa vitalité et sa nature créative sont encore une immense source d’inspiration pour beaucoup.

    Cette grande alliée des artistes canadiens a fondé sa propre troupe de théâtre au Nouveau‑Brunswick, en plus de créer la Fondation Viola Léger afin d’appuyer le théâtre et d’offrir une formation professionnelle aux artistes de la scène acadienne.

    Ses idées originales, sa passion pour le théâtre et son dévouement à l’égard de la promotion de la culture acadienne ont marqué les années pendant lesquelles nous avons siégé ensemble en cette chambre.

    J’aimerais que la sénatrice Léger sache combien nous lui sommes reconnaissants de l’énorme contribution qu’elle a apportée à la culture acadienne et au patrimoine du Nouveau‑Brunswick.

    Elle aura toujours une place de choix dans le cœur des Néo-Brunswickois et son image d’humble femme acadienne vivra pour toujours.

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  • Autoroutes inuites

    J’ai eu le plaisir d’accueillir M. Claudio Aporta lors d’une exposition de cartes très particulières de l’Arctique.

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    Pendant deux heures, le mercredi 5 octobre 2016, nous avons pu présenter des sentiers inuits.

    En l’absence de routes pavées entre les communautés, il existe un réseau de sentiers saisonniers sur la glace marine, sur la terre et sur l’eau. Ces sentiers ne changent pas malgré leur caractère saisonnier. Au printemps, la neige fond et les sentiers disparaissent, mais à l’automne la neige tombe et les sentiers réapparaissent.

    Les cartes visent à préserver ce savoir pour les jeunes et à prouver au pays et au monde que les Inuits utilisent constamment les terres, la glace marine et l’eau de l’Arctique.

    Comme le monde manifeste de l’intérêt pour l’Arctique, de nombreux pays présument que les terres sont inhabitées, mais les Inuits les utilisent depuis des milliers d’années et bien que nous n’ayons pas d’habitations permanentes dans certaines de ces régions, nous utilisons régulièrement le territoire.

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    Nous sommes les gardiens des terres, de la glace maritime et de l’eau, et l’Arctique est notre arrière‑cour.

    Dans mon travail relatif aux droits des Inuits sur l’Arctique, je pars du principe que les Inuits doivent participer à part entière aux décisions prises dans l’Arctique, que le développement des ressources doit contribuer à la santé des communautés inuites et que l’environnement doit être protégé.

    Le projet de cartographie est la représentation visuelle des réseaux qui relient nos communautés.

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    De plus, même si nous allons y travailler pendant encore de nombreuses années, nous tenions à vous montrer les incroyables autoroutes inuites qui disparaissent avec les saisons et réapparaissent chaque année.

    Cliquez ici pour lire la brochure de l’éxposition

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  • Les droits des inuits sur l’océan Arctique

    L’Arctique est de loin la région la plus touchée par l’élévation des températures mondiales. Des régions qui étaient auparavant couvertes de glace de mer toute l’année deviennent de plus en plus accessibles pour la navigation et les activités de développement. Par conséquent, par l’entremise de la Convention des Nations Unies sur le droit de la mer (UNCLOS), le Canada tente actuellement d’affirmer sa souveraineté sur son plateau continental étendu. Pour cela, il s’est engagé dans des négociations de traités avec ses voisins de l’Arctique pour s’assurer d’avoir un accès juste et équitable aux ressources naturelles et aux couloirs maritimes dévoilés par la disparition de la glace. Or le Canada est déjà signataire d’un ensemble de traités sur l’Arctique qu’il doit maintenir et respecter : les traités avec les Inuits. Ces traités ont été conclus dans le but de reconnaître les droits des peuples inuits sur l’océan Arctique et ses ressources. On peut aussi considérer que d’autres régions de l’océan Arctique non couvertes par ces traités sont assujetties aux droits des Inuits, comme les titres autochtones.

    Dans le processus de traités internationaux et ses revendications sur un plateau continental étendu, le Canada doit s’assurer qu’il honore ses obligations envers les Inuits, notamment les traités qu’il a conclus avec eux. Cela veut dire qu’il faut donner une voix aux Inuits et tenir compte de leurs préoccupations chaque fois que leur intérêt est directement en jeu, y compris dans le cadre des processus internationaux relevant de l’UNCLOS. Si, dans ses revendications de souveraineté, le Canada fait fi des droits des Inuits dans l’Arctique, il discréditera son engagement à l’égard de ses partenaires de traités à travailler ensemble dans un esprit de réconciliation. En outre, il s’expose à des actions en justice pour manquement à ses obligations nationales et internationales envers les Inuits.

    Je vous invite à lire le document produit par Hutchins Legal Inc. intitulé Établir les obligations du Canada envers les Inuits sur le plateau continental étendu de l’océan Arctique.

    Pour lire la version Inuktitut, veuillez appuyer ici.

    Nakurmiik,

    Le sénateur Charlie Watt

     

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  • Le changement climatique et le droit à un logement

    Regardez l’infographie ci-dessous

    Cette semaine marque le début de la Conférence de Paris.

    Tous ceux et celles qui y participent ont investi de nombreuses heures dans la préparation de cette conférence, notamment prévoir leur logement pour la durée du séjour.

    Pourtant, à travers le monde, il y a tant de gens qui n’ont pas de logement, ni à court terme ni à long terme.

    Les Nations Unies reconnaissent que le droit international considère le logement adéquat comme étant un droit de la personne : « Le droit international relatif aux droits de l’homme reconnaît le droit de chacun à un niveau de vie suffisant, et notamment à un logement convenable.

    Bien que ce droit occupe une place centrale dans le système juridique international, plus d’un milliard de personnes ne sont pas convenablement logées. Des millions de personnes dans le monde vivent dans des conditions mettant en péril leur vie ou leur santé, dans des bidonvilles ou des établissements spontanés surpeuplés, ou dans d’autres conditions qui portent atteinte à leurs droits fondamentaux et à leur dignité. Par ailleurs, des millions de personnes sont expulsées, ou menacées d’expulsion, de leur logement par la force chaque année ».

    La menace des changements climatiques risque d’aggraver cette situation déjà précaire et ainsi résulter en une crise mondiale du logement. De penser que la crise actuelle des réfugiés est désastreuse c’est de sous-estimer la gravité des effets que pourraient engendrer les changements climatiques.

    Les températures extrêmes ont déjà résulté aux déplacements de milliers de gens à travers le monde. Malheureusement, ce chiffre ne cessera de grandir. La menace des déplacements massifs est tellement grande que les Nations Unies la surnomme déjà « les réfugiés climatiques ».

    Pour ceux et celles qui pensent que cette crise n’aura lieu qu’en Afrique subsaharienne, ils se trompent. Ceci affectera également le droit au logement ici même, au Canada. Comme le démontre la crise des réfugiés syriens, les réfugiés climatiques auront un impact à travers le monde. La communauté internationale sera forcée de réagir, et comme nous l’avons vue dans certaines situations catastrophiques mondiales, la meilleure approche est celle qui réduit les dommages dès le départ.

    En vue de ce problème, il nous faut une meilleure approche et compréhension de l’impact des changements climatiques sur le droit à un logement. Ce blogue est le quatrième d’une série de six dont je partage avec vous à l’aube de la Conférence de Paris. Il sera donc essentiel de ce problème soit discuté lors de la conférence.

    Je continuerai à analyser comment les changements climatiques vont affecter les droits humains au courant des prochaines semaines et je vous encourage à me faire parvenir vos commentaires.

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  • Les changements climatiques et le droit à la santé

    Regardez l’infographie ci-dessous

    Cette série de blogues met l’emphase sur l’impact des changements climatiques sur les droits de la personne. Cette semaine, je vais analyser le droit à la santé.

    Le droit à la santé n’est pas le même que le droit d’être en santé – « Le droit à la santé suppose de pouvoir accéder en temps opportun à des soins acceptables, abordables et de qualité appropriée ». Cependant, selon l’Organisation mondiale de la santé, « les dépenses de santé mettent environ 150 millions de personnes dans une situation financière catastrophique et en font passer 100 millions au-dessous du seuil de pauvreté ». Cela dit, on ne réalise pas à quel point le droit à la santé et l’inhabilité de protéger ce droit fait en sorte que certaines inégalités subsistent.

    Les changements climatiques ne sont habituellement pas liés aux effets sur la santé et au droit à la santé. Cependant, nous avons déjà abordé les sujets du droit à l’eau et à l’alimentation, tous deux nécessaires à la survie de l’humain. Il est donc naturel d’analyser le droit à la santé.

    Certaines organisations font déjà la promotion du droit à la santé. Les Physiciens pour une Responsabilité Sociale ont stipulé :

    « Même si certaines personnes sont au courant de l’impact des changements climatiques sur la santé, les problèmes de santé sont très sérieux et répandus. Maladies, blessures et la mort peuvent donc résulter des désastres naturels, des maladies reliées à la chaleur, des maladies reliées à la pollution de l’air et de l’eau et endommager la végétation.

    Les enfants, les pauvres, les personnes âgées, et ceux et celles avec un système immunitaire plus faible sont encore plus vulnérables ».

    Quels pourraient en être les résultats de ce problème? Pour bien le comprendre, nous avons simplement  à regarder ce qui se produit présentement. La Chronique de l’ONU s’est penchée sur l’impact des changements climatiques sur la santé :

    « En 2000 déjà, l’Organisation mondiale de la santé attribuait 2,4 % des cas de diarrhées et 6 % des cas de paludisme aux changements climatiques. Ces changements auront des répercussions à grande échelle sur la santé humaine et modifieront probablement la portée géographique et la saisonnalité de certaines maladies infectieuses, y compris les maladies transmises par vecteurs, comme le paludisme, la fièvre de dengue et les maladies d’origine alimentaire, comme la salmonelle, qui sévissent pendant les mois plus chauds. Nous considérons également comme ‘victimes des événements climatiques extrêmes’ les 27000 décès liés aux températures anormalement élevées en Europe au cours de l’été de 2003.

    Les conséquences futures sur la santé publique sont encore plus manifestes ».

    Les conséquences sur la santé sont une préoccupation autant de nature humanitaire que financière. Si nous n’incluons pas ces conséquences dans nos échanges à la Conférence de Paris, nos systèmes de santé et d’urgence vont faire face à une constante augmentation des problèmes de santé, sans être bien préparé.

    Afin de bien gérer ce problème, il nous faut comprendre le portrait général. Le droit à la santé est le troisième de six blogues dont je vais partager avec vous à l’aube de la Conférence de Paris. Je continuerai à analyser comment les changements climatiques vont affecter les droits humains au courant des prochaines semaines et je vous encourage à me faire parvenir vos commentaires.

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